16.01.2011

Sur vos calpins :

Samedi 12 février 2011

de 15 h 00 à 18 h 00 - à Paris

Grande réunion publique

de Synthèse nationale

Retenez tous cette date, on en reparle...

13.01.2011

Identité nationale : nos racines…

3700870026.jpgpar Marc Noé

 

Article publié dans le 

hors-série numéro 3 de Synthèse nationale

(cliquez ici)

 

"La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France de métissage".

 

Tout le monde le sait désormais : ces propos parfaitement idiots sont d'Éric Besson, malencontreusement Ministre de l'Identité Nationale.

 

Ce genre de propos stupide tient à la mode du "politiquement correct" qui voudrait nous faire croire que, depuis la nuit des temps, la France -la Gaule ou la Grande Celtie- a toujours ressemblé à un terrain vague sur lequel tout le monde pouvait aller et venir à sa guise. Rien n'est plus faux : notre Territoire, quel que soit le nom qu'il a historiquement porté, n'a jamais été un lieu de libre passage ou une "terre d'accueil" sur laquelle n'importe qui pouvait pénétrer comme dans un moulin. Même dans les temps les plus reculés et comme partout ailleurs, les Familles, les Clans, les Tribus ont toujours jalousement défendu leurs Territoires. Rien que les luttes sanglantes inter gauloises témoignent de cette réalité. En fait, cette notion de "terre d'accueil" relève aujourd'hui d'une simple affirmation idéologique et politique qui ne repose sur aucune donnée historique.

 

A cet égard, et n'en déplaise à Monsieur Besson l'Histoire de France vient encore à la rescousse en montrant que la population française est restée quasi-inchangée, stable et homogène de la chute de l'Empire Romain jusqu'à la moitié du XXème siècle. Ça aussi, c'est un fait, malheureusement ignoré du Ministre !

 

Naissance de la France

 

Au Vème siècle, à la chute de l'Empire romain, la population de la Gaule, plus étendue que la France actuelle, est évaluée à environ 8 millions d'habitants. La présence romaine n'ayant jamais été une colonisation de peuplement et nonobstant quelques foyers urbains comme Marseille, cette population dite "gallo-romaine" est à cette époque presque exclusivement gauloise -celte sur le plan ethnique- et très proche de ses voisins -cousins- germains (certains historiens englobent d'ailleurs les Germains dans la grande famille Celte). La Loi de Valentinien Ier (370) interdit par ailleurs le métissage : "Aucun provincial, quel que soit son rang ou son pays, ne doit s’unir à une épouse barbare. Aucune provinciale ne doit s’unir à un gentil (soldat germanique). Si de telles unions se nouent entre provinciaux et gentils, la peine de mort fera expier ce qu’il y a là de suspect et de dangereux" (cf. Code théodosien, III, 1, 4, 1). La romanisation ne concerne donc que l'aspect politique, législatif et organisationnel de la société. Pas la composition ethnique. Et encore, cette romanisation structurelle ne concerne que les centres urbains car, malgré le développement du christianisme, les campagnes conserveront encore longtemps leurs mœurs celtiques et païennes, c'est-à-dire profondément polythéistes. Notons également l'implantation d'une petite communauté juive de quelques centaines de personnes dans la région de Lyon (Lugdunum = la ville du dieu Lug) depuis la conquête de César.

 

Par comparaison, la population totale de l'Empire d'Occident est alors évaluée à 26-27 millions d'habitants ([Grande-]Bretagne ; Gaule ; Espagne ; Afrique du Nord ; Italie et Illyrie).

 

Si elle connait à ce moment quelques soucis démographiques (50% de décès avant 20 ans, mortalité moyenne entre 22 et 27 ans, 18% atteignent 80 ans), la Gaule demeure cependant la partie la plus peuplée de l'Empire de l'Ouest, bien que de manière très disparate, très inégale.

 

Arrive alors le moment des "grandes invasions germaniques" qui ne modifieront pas non plus la base celtique principale de la Gaule. Les chiffres, forcément approximatifs mais fiables dans leurs proportions, parlent d'eux-mêmes : 100 000 Wisigoths dont 20 000 guerriers s'installent en Aquitaine; à peu près autant en Narbonnaise; 80 000 Burgondes dont 15 000 guerriers en Savoie; 100 000 Francs dont 20 000 guerriers dans l'actuelle Belgique; 100 000 Ostrogoths dont 20 000 guerriers dans le sud-est de la Gaule; 15 000 Alains dont 3 000 guerriers dans l'Orléanais. Les 80 000 Vandales, eux, ne font que "passer" pour aller franchir le Détroit de Gibraltar et envahir l'Afrique du Nord. Des "vestiges" de Vandales se retrouvent notamment dans certaines populations Kabyles (blonds aux yeux clairs). Au total, l'implantation germanique en Gaule peut donc être évaluée à environ 400 000 personnes (500 000 tout au plus) dont 100 000 guerriers. Il faut ici remarquer que ces migrations ne concernent qu'une partie des populations dont de nombreux éléments demeurent néanmoins en territoires germaniques : ce n'est donc pas la totalité de tous ces Peuples qui migre des forêts germaniques vers les contrées celtiques. Le cas des Huns, estimés à 500 000 personnes, dont 50 000 guerriers, n'eut par contre aucune influence sur le peuplement de la Gaule puisque ces 50 000 guerriers n'y firent qu'un tour de piste et furent rapidement refoulés sans avoir fait souche (1).

 

Ainsi, ce que nous avons appelé pendant très longtemps "grandes invasions" n'a en réalité constitué qu'un apport germanique d'environ 5 à 7% par rapport à la population gauloise d'origine. C'est la coïncidence spectaculaire de la chute de l'Empire et de ce flux migratoire avec son cortège de combats, de pillages et de massacres qui a donné son retentissement à l'évènement. Par la suite, les dynasties d'ascendance germanique ayant pris progressivement le contrôle étatique des territoires gaulois, c'est précisément de cette fraction de 5-7% qu'émergera plus tard l'essentiel de la noblesse française. Le même phénomène s'observe d'ailleurs en (Grande) Bretagne avec la colonisation des territoires celtes par les Anglo-saxons (Angles et Saxons = tribus germaniques).

 

Avec la concomitance de la chute de l'Empire romain d'Occident et de l'apport germanique, avec l'avènement des Mérovingiens puis des Carolingiens et, finalement, des Capétiens, l'Histoire de France prenait son envol. Elle allait traverser les âges et les régimes politiques pour se perpétrer jusqu'à nos jours après avoir enraciné le Peuple Français sur la terre de ses Aïeux.

 

C'est au cours de ces siècles que s'est lentement forgée l'identité nationale française.

 

Le fondement ancestral de la Nation française

 

Dans cet esprit, ce n'est donc pas du racisme que de constater que le fondement ancestral de la Nation Française repose ainsi sur une triple base latino-germano-celte qualifiée ici par ordre d'importance numérique croissante en termes de population originelle. Et encore faut-il y inclure un léger apport nordique depuis le Traité de Saint-Clair-sur-Epte (2), en 911, lorsque le Roi de France, Charles III le Simple, autorisa les Vikings de Rollon (plusieurs milliers de guerriers avec leurs familles) à s'installer en Normandie en échange de leur allégeance. La base largement indo-européenne est par conséquent toujours évidente.

 

Bien sûr, au fil des siècles, il y eut, comme partout, certaines "interpénétrations" à la marge et sur le plan européen. Mais l'ensemble de ces cas ne peut être qualifié de "phénomène migratoire" en raison même de sa très faible importance. Encore une fois, la France n'a jamais été un champ de foire que tout le monde pouvait traverser n'importe comment : ce n'était pas encore la France d'aujourd'hui ! Les guerres fratricides européennes elles-mêmes n'ont jamais engendré, entre les États, de vastes mouvements de populations susceptibles de modifier l'homogénéité des Peuples. Les États celtes sont restés principalement celtes, les États germaniques sont restés principalement germaniques, les États slaves sont restés principalement slaves, etc... et chacun sait que de nombreux conflits avaient, comme de nos jours, une origine ethnique.

 

Par la suite, plus près de nous, à partir de la fin de la Première Guerre Mondiale, la France connut alors, non pas des vagues d'immigration car le terme serait trop fort en regard du phénomène sans commune mesure avec les fameuses "Grandes Invasions" du Vème Siècle, mais un certain nombre d'apports allogènes d'origine européenne et d'importances variables (Russes, Italiens, Polonais, Espagnols, Portugais...). Tous de cultures, de religions, de traditions, de mœurs et d'ethnies très proches de celle de notre Peuple. N'oublions pas ici que bon nombre de ces migrants possédaient eux-mêmes des racines celtes et germaniques depuis les Grandes Invasions : Celtes, Ostrogoths et Lombards pour les Italiens, Celtes et Wisigoths pour les Espagnols et les Portugais. Précisons encore que la présence musulmane en Ibérie (sauf dans le Nord), n'avait jamais constitué une colonisation de peuplement mais une occupation militaire avec soumission au régime féodal, c'est-à-dire allégeance des seigneurs wisigoths à leurs suzerains musulmans.

 

Des années 1920 à 1960, les éléments allogènes extra-européens n'étant encore que purement occasionnels et très marginaux, la Nation Française continua néanmoins d'être stable et homogène en raison de la similitude des populations européennes concernées et de leur désir d'assimilation. Similitude, assimilation... deux termes indissociables en ce domaine. A titre d'exemple, de nos jours, un jeune dont les Ancêtres Russes sont venus en France pour fuir la révolution bolchévique des années 20 se sent et est parfaitement Français : sa Famille a fait souche. L'expression n'est pas qu'une image. Évidemment, lorsqu'on parle d'assimilation, cela sous-entend souvent une rupture, une transformation, une mutation : on abandonne ses "anciens habits", on se dilue, on se fond... on s'identifie à la Patrie et à la Nation qui accueillent. Dans certains cas, cela peut constituer un déchirement. C'est vrai. Mais l'amalgame, l'alchimie, sont à ce prix.

 

Au final, c'est aux descendants de toutes ces personnes-là qu’Éric Besson refuse maintenant l'appellation de "Français de souche". Encore un bel exemple d'ignorance ou de malhonnêteté intellectuelle. À moins que ce ne soit là que pure couardise !

 

Aujourd'hui encore, et même en tenant compte des migrants européens du XXème Siècle, la population européenne française demeure donc toujours fondamentalement latino-germano-celte, l'élément slave venant compléter cette construction indo-européenne. Par comparaison, prenons l'exemple des Belges Wallons qui, entre eux, continuent de s'appeler "Ménapiens", du nom de la tribu gauloise qui régnait sur leur région il y a vingt siècles ! Et que dire également de ces Galiciens Espagnols, de ces Bretons Français, de ces Gallois et Écossais Britanniques, de ces Irlandais et de bien d'autres en Europe qui, tous, manifestent leur attachement à leurs racines celtiques (cf. le Festival Inter Celtique de Lorient).

 

Le Peuple français n’est pas un Peuple latin

 

Actuellement, ne faisant référence qu'à la langue parlée et écrite, le Peuple Français est qualifié de "latin" sous prétexte que notre langue a été fortement façonnée par celle de nos occupants romains. C'est oublier que le premier texte considéré comme étant l'acte de naissance de notre langue est le Traité de Verdun (3). Cet acte fut signé en 843 par les trois petits-fils de Charlemagne (Charles, Lothaire et Louis) qui se partagèrent alors l'empire carolingien de leur grand-père. De là découlent beaucoup de problèmes récurrents en Europe occidentale... mais c'est une autre histoire. Ce traité fut donc rédigé en "roman", mélange de latin et de tudesque (vieil haut allemand pour les Francs). Dès lors, l'Histoire officielle n'aura de cesse de privilégier le côté "latin" en occultant totalement le caractère tudesque et en ignorant délibérément les milliers de mots courants directement issus du Gaulois qui composent encore notre vocabulaire (4). Et que dire également des nombreux termes de marine carrément dérivés du vocabulaire viking (5) ? Là aussi, avec le choix délibéré du latinisme, le problème était déjà politique car, en tant que "fille ainée de l'église", la France se devait d'accréditer son côté latin au détriment de sa propre identité celte. Pour mettre en lumière cette évidence, posons-nous la question autrement : les Gabonais qui parlent Français sont-ils un Peuple latin ?... et les Sénégalais alors ?... Point n'est besoin ici d'une plus longue démonstration : une langue, si elle participe de l'identité d'un Peuple, n'en est pas forcément le fondement même. Le Peuple Français reste toujours très majoritairement celtique et, de toute manière, indo-européen. Ce n'est pas le matraquage des reportages sur le supposé "bien vivre ensemble" dans le quartier de la Goutte d'Or ou autres lieux montrés en "exemples" qui changeront cette réalité.

 

L’identité d’un peuple, ce n’est pas son système politique

 

Sur un autre plan, et contrairement à ce voudrait aussi faire croire les tenants de la pensée unique et du "politiquement correct", ce n'est pas non plus un quelconque régime politique -fut-il monarchique, impérial, consulaire, républicain, démocrate, libéral, socialiste ou autre- qui fait l'identité profonde d'un Peuple, mais bien l'ensemble des gens qui le composent, avec leurs us et coutumes, leurs traditions, leurs croyances, leur Histoire, leurs Ancêtres... En Afrique de l'est, ce ne sont pas les régimes politiques du Kénya ou de la Tanzanie qui ont déterminé l'identité des Massaïs venus du Soudan au XVème siècle. En Afrique australe, ce ne sont pas les régimes d'apartheid -l'ancien ou le nouveau- qui ont défini l'identité particulière des Zoulous. Nul ne songerait à confondre l'identité unique de ces Peuples avec les régimes politiques auxquels ils sont aujourd'hui soumis. Ce sont les Peuples qui produisent leur culture et non l'inverse.

 

De la même manière, personne n'oserait prétendre que c'est le marxisme qui a forgé "l'âme slave" au motif que le communisme a régné durant 70 ans sur l'Union Soviétique. Naturellement non. C'est bien au contraire "l'âme slave" qui a su survivre au totalitarisme communiste. Ce n'est pas la même chose.

 

Il en va de même pour les Peuples d'Occident. Leur identité profonde ne se fonde nullement sur le système politique qui les régit aujourd'hui. L'Histoire montre heureusement que certains systèmes préservent davantage cette identité que d'autres. Chapeautés par les institutions européistes, les systèmes que nous subissons aujourd'hui, en France et en Europe, n'en font à l'évidence pas partie.

 

Pour sa part, la France a été bâtie par une quarantaine de Rois, un Consulat, deux Empires et cinq Républiques sans que son identité en ait été modifiée. Preuve que l'identité d'un Peuple ne saurait se confondre avec un système politique quel qu'il soit et, à fortiori, avec une Droite ou une Gauche. Pour faire une comparaison simpliste, nous pourrions simplement dire que nos cartes d'identité ne font pas état de nos opinions politiques mais bien de nos particularités physiques. C'est donc bien en premier par le physique qu'on reconnait quelqu'un, qu'on l'identifie. Et cela ne présume pas, bien sûr, de la valeur de la personne.

 

Avant de faire de la politique, ceux qui prétendent occuper les plus hauts degrés de l'État feraient donc bien d'apprendre, de comprendre et d'aimer l'Histoire du Peuple qu'ils sont sensés représenter : bien des âneries leur seraient ainsi évitées !

 

À une époque de mondialisation effrénée où tous les Peuples sont en quête de leur identité (exemple encore des populations noires revendiquant avec fierté et à juste titre leurs racines africaines), il n'y a donc aucune raison que ce droit soit refusé à notre Nation. Nul Peuple n'a à rougir de ses racines. Nous, nous ne rougissons pas des nôtres !... N'est-ce pas, Monsieur le Ministre ?

 

L’équilibre identitaire aujourd’hui menacé

 

Aujourd'hui, à l'instar des autres pays européens, la France se trouve confrontée à un phénomène de migration de peuplement sans précédent avec l'arrivée massive et incontrôlée de populations en provenance d'Afrique essentiellement et très majoritairement musulmane.

 

Contrairement à ce qui s'est toujours passé en Occident, ces populations, à quelques rares exceptions près, ne souhaitent ni s'intégrer ni se conformer aux Lois, règles et mœurs de la "terre d'accueil". Il n'y a vraiment que le personnel politique pour y croire ou faire semblant d'y croire. Partout à travers la France, mais aussi dans toute l'Europe, ce ne sont que revendications, essentiellement religieuses, pour adapter nos propres manières de vivre à celles des nouveaux arrivants : menus spéciaux dans les cantines, suppression des arbres de Noël, demandes de congés pour fêtes religieuses, port du voile, adaptation législative à la charia au profit de la finance islamique... nous connaissons tous la longue litanie de ce genre de doléances. Tout se passe comme si c'était au Peuple qui reçoit de se conformer aux habitudes des nouveaux venus. De la part de ces derniers, et toujours à de rares exceptions près, il s'agit de reproduire et d'imposer les modes de vie qui ont cours dans leurs pays d'origine. C'est tout le contraire de l'assimilation... ou alors, c'est de l'assimilation en sens inverse ! Dans les faits, c'est de la colonisation.

 

Une seule solution : le retour au pays

 

Toujours à de rares exceptions, l'assimilation de ces populations allogènes n'est aujourd'hui plus possible du fait de leur importance numérique et de leur volonté de conserver leur identité. A cela, il faut encore ajouter le rejet largement majoritaire dont elles font désormais l'objet de la part de la population de souche. Que cela plaise ou non, c'est un fait et il faudra bien trouver une solution à ce problème vital. Depuis plusieurs décennies, les gouvernements, non seulement français mais aussi européens, ont refusé de regarder les choses en face. Pour certains hommes "politiques", l'immigration était même regardée comme "une chance pour la France". On voit le résultats de pareilles sottises : ce que nos Ancêtres ont mis des siècles à bâtir est en train de se déliter sous nos yeux. Pire : des parlementaires complètement inconscients ont réussi à concocter un fatras inextricables de Lois (Loi Pleven, Loi Gayssot...) qui nous interdisent toute forme de réaction sous peine de poursuites. Ces lois sont purement suicidaires et devront disparaitre un jour ou l'autre mais, en attendant, le mal perdure et la France s'écroule, ravagée par des bandes de sauvages. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, que diront dans 50 ans nos enfants et nos petits-enfants : "Papa, Papy, comment vous avez pu laisser faire ça ?"

 

Alors, que faut-il faire ?

 

La solution est pourtant évidente et le XXème siècle regorge d’exemples de "remigrations" y compris en Europe où des populations installées dans des territoires depuis parfois plusieurs dizaines de générations sont retournées à leurs terres d'origine : Grecs (1,2 million de Grecs établis en Asie mineure depuis l’Antiquité expulsés vers la Grèce par le gouvernement nationaliste turc de Mustapha Kemal en 1923) ; Finlandais (400.000 Finlandais expulsés de Carélie soviétique en 1945) ; Allemands (13 millions chassés d’Europe centrale et orientale en 1945 qui ont trouvé refuge en RFA, RDA et Autriche ) ; Français (1 million de "Pieds-Noirs" rapatriés en France en 1962). Plus près de nous, les migrations ou "remigrations" dans les Balkans témoignent encore d'un phénomène courant dans l'Histoire mondiale.

 

Le retour au pays (le RAP !) est donc bien possible... alors qu'on ne nous dise pas qu'on ne peut plus rien faire car plus le temps passe et plus le remède sera douloureux pour tout le monde.

 

Évidemment, tous ces retours au pays ne se sont jamais faits de bonne grâce et dans la joie. Certes. Il se sont effectués dans des périodes de crise, de tension et souvent à l'issue de luttes armées. Mais ne rêvons pas : pensons-nous réellement que les choses se dérouleront autrement en France et dans le restant de l'Europe ? Croyons-nous vraiment que les choses se passeront en douceur et que toutes ces populations quitteront nos territoires avec le sourire et la fleur aux dents ? Imaginons-nous un seul instant que tous ces imams replieront minarets et mosquées en nous disant gentiment "au revoir et à la prochaine" ? Bien sûr que non ! Tout le monde sent bien que nous sommes au bord de l'implosion et de la guerre civile. Il serait temps de redescendre sur terre et de regarder la réalité en face. Les choses ne se feront pas toutes seules. Il y aura forcément des pleurs et des grincements de dents... mais à qui la faute, si ce n'est à tous ces politicards de Droite comme de Gauche qui nous auront conduits dans le mur ! D'ailleurs, là aussi, ne nous leurrons pas : ces mêmes politicards sont et seront les premiers à "stigmatiser" toute velléité de résistance ou de défense des populations de souche. Tant pis pour eux : ils auront choisi leur camp et l'Histoire se fera sans eux, contre eux et contre leur Lois. Lorsqu'il s'agit de survie, le légalisme a ses limites.

 

Et après tout, Napoléon Bonaparte ne disait-il pas : « Celui qui sauve une Nation ne viole aucune Loi » ?

 

 

Notes

 

(1) Pour ces chiffres, se reporter notamment aux études de Victor de Vita et de Erich Zöllner.

 

(2) Au début du Xe siècle, la violence des raids normands commence à s'essouffler : un peu partout, des fortifications et des châteaux empêchent les envahisseurs de se déplacer à leur guise. Aussi beaucoup d'entre eux aspirent-ils à se sédentariser. En 911, à la suite d'une expédition malheureuse contre Sens, suivie d'une défaite sous les murs de Chartres, le chef de bande Rollon entame des pourparlers avec le roi Charles le Simple. Ceux-ci aboutissent à un traité conclu à Saint-Clair-sur-Epte à la fin de l'année 911. L'ensemble de l'affaire est connu par une unique source: le chroniqueur du XIe siècle Dudon de Saint-Quentin, très favorable aux ducs de Normandie, ses maîtres. D'après lui, Rollon reçoit en toute propriété les territoires avoisinant la basse Seine, ainsi que le droit de ravager la Bretagne. En outre, le roi accepte de lui donner en mariage sa fille Gisèle. De son côté, Rollon veut bien prêter hommage au roi mais dans des circonstances telles que, d'après Dudon, le souverain en est ridiculisé. Rollon promet de se faire baptiser et s'engage à interdire l'entrée de la Seine aux autres Normands.

 

(3) Ce traité de partage reconnaît à Louis le Germanique la possession de la Bavière, accrue de tous les pays allemands sur la rive droite de l'Aar et du Rhin (à l'exception de la Frise), et des évêchés de Mayence, de Spire et de Worms, sur la rive gauche du Rhin. Charles le Chauve reçoit les pays de langue romane à l'Ouest de l'Escaut, de l'Argonne, de la Saône et des Cévennes, plus le comté de Châlons, sur la rive gauche de la Saône, et moins les régions du Lyonnais, du Viennois, du Vivarais et de l'Uzège, situées sur la rive droite du Rhône et qui reviennent à Lothaire. Celui-ci reçoit le reste de l'Empire, de la mer du Nord au golfe de Tarente, avec les deux capitales Aix-la-Chapelle et Rome, et le titre impérial. Confirmé à Yütz (844), puis à Meerssen (847 et 851), le traité de Verdun donnait naissance à trois grands États (France, Germanie, Italie) et réduisait l'empire d'Occident à une fiction politique.

 

(4) Lexilogos : http://www.lexilogos.com/gaulois_langue_dictionnaires.htm

 

(5) Mots de vieux norrois dans la langue normande : http://www.viking.no/f/france/norman_on_words.htm

 

Biographie

 

• Histoire de France, Henri Martin

• Histoire de la persécution vandale en Afrique, Victor de Vita

• Histoire de l'Autriche des origines à nos jours, Erich Zöllner

• Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César

• Clovis, Michel Rouche

 

 

Présentation de l’auteur

 

Marc Noé est ancien Maire et ancien Conseiller général RPR de Seine-et-Marne. Il anime aujourd’hui le site patriote et anti-islamique Le Gaulois.

 

www.legaulois.info

L'agenda européen oublie toutes les fêtes chrétiennes...

01-eglise-village.jpgUn agenda conçu pour promouvoir l'Europe et ses institutions auprès des lycéens sème la discorde. Après la Pologne et l'Italie, la France s'est officiellement émue de l'omission de toute référence chrétienne dans ce manuel pédagogique, alors que des fêtes juives, hindoues, sikhes et musulmanes sont évoquées.

«Cet oubli est l'illustration d'une Europe qui n'assume pas ses racines chrétiennes et, ce faisant, se renie, a déploré mercredi le ministre chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez. On ne doit pas avoir honte de l'Europe des clochers, qui est constitutive de notre identité. Rien n'obligeait à évoquer les fêtes religieuses. Si on choisit de le faire, alors faisons-le jusqu'au bout.»

L'agenda, édité depuis sept ans par la Commission européenne, a été distribué à 3,2 millions d'exemplaires à travers l'Europe (dont 320 000 environ en France). «Ce support pédagogique est envoyé aux établissements scolaires et aux professeurs qui en font la demande», précise-t-on à la Commission.

En bas de page, des notes accompagnent les lycéens tout au long de l'année scolaire 2010-2011 en soulignant certaines dates clés : Journée internationale de la femme le 8 mars, Saint-Valentin le 14 février, Halloween le 31 octobre, Fête de l'Europe le 9 mai… L'année est aussi ponctuée de devinettes et de citations. Le ramadan apparaît en septembre et la fête des lumières, célébrée par les sikhs et les hindous, le 5 novembre. Au 24 décembre figure une mention étonnante : «Le premier sapin de Noël public a été “érigé” sur la place centrale de Tallinn (capitale de l'Estonie) en 1441.» Dans la version française du manuel, Pâques, Pentecôte et Ascension ne sont pas citées […] 

«Oublier Noël, c'est prendre le risque de se mettre à dos des centaines de millions de Chrétiens, et d'aggraver l'euroscepticisme ambiant» , analyse Johanna Touzel, porte-parole de la Commission des épiscopats de la communauté européenne, regrettant que cet épisode s'inscrive dans une tendance plus générale. «Les cartes de vœux aussi éludent de nos jours toute référence à Noël», déplore-t-elle.

Au-delà, ce sont les choix pédagogiques de la Commission qui sont remis en question. «Dans cet agenda, on parle finalement peu de l'Europe, a ainsi déploré mercredi Laurent Wauquiez. On parle de Gandhi, de l'introduction de la tomate au Pérou ou de l'Antarctique. N'a-t-on pas une culture, une histoire, des souvenirs communs suffisamment forts à mettre en valeur ? Il va falloir y réfléchir

(source : Le Figaro 13/01/11)

11.01.2011

Euro, la machine infernale...

Par Coclès

La Droite strasbourgeoise (cliquez ici)

Il y a ceux qui nous promettaient hier la prospérité grâce à la naissance de l'euro : forte croissance, compétitivité accrue, baisse du chômage et amélioration du niveau de vie. Ils avaient trouvé l'arme absolue pour affronter la mondialisation. Mais il faut bien se rendre à l'évidence. En dix ans de monnaie unique la zone euro a enregistré la plus faible croissance du monde, nous avons perdu une large partie de notre compétitivité et notre niveau de vie ne s'est maintenu qu'au prix d'emprunts massifs auprès des marchés qui ont acquis un véritable pouvoir discrétionnaire sur notre avenir. Le bilan est sans appel. Le total de la dette française c'est 100 000 euros par famille et un avenir politique suspendu au chantage des agences de rating. Et l'on continue d'abonder dans les délices de la facilité puisque Mme Lagarde prévoit en 2011 d'emprunter officiellement 190 milliards supplémentaires ! Autant dire qu'on s'enfonce de jour en jour.

Face à l'Allemagne qui apparaît comme la seule gagnante dans cette histoire, certains comme l'économiste Jacques Sapir (lié au Front de Gauche) proposent tout simplement de sortir de l'euro. Si possible en organisant notre retrait et en harmonisant notre position avec celles de nos partenaires européens (Marianne, janvier 2011). Autre solution, celle, hardie, proposée par Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre ("La France est -elle finie ?" Fayard) qui à partir d'une méditation sur notre destin collectif montre en quoi notre ralliement unanime à l'Europe de Bruxelles a signifié notre livraison à l'idéologie néo-libérale et à l'ubris qu'elle suppose, nous livrant sans défense au brigandage spéculatif. L'ancien ministre ne propose pas tant de sortir de l'euro que d'investir la cabine de pilotage et de lui donner une toute autre signification, protectrice celle-là. Il y a également les propositions de Roland Hureaux (L’aveuglement européen | Valeurs Actuelles ) analyste modéré de la réalité centralisée et non démocratique de la bureaucratie européenne qui s'apparente de plus en plus à une oppression et réduit le pouvoir politique à n'être qu'une instance d'acquiescement.

Quoi qu'il en soit l'euro, inauguralement mal conçu, ressemble de plus en plus à une cage de fer dont on pourra sortir, non en pratiquant l'acharnement thérapeutique qui consiste à mettre les Européens en compétition les uns contre les autres, mais en se décidant à réguler notre commerce extérieur. Mais pour cela, il faudrait se résoudre à fermer certaines vannes et actionner les leviers monétaires d'un protectionnisme économique à l'échelle continentale. Rivé au dogme libre-échangiste de ses élites, l'Union européenne n'en prend malheureusement pas le chemin.

Les oligarques européens se comportent majoritairnement en véritables forcenés qui, retranchés dans leur Fort Chabrol bruxellois, tirent à vue sur la moindre proposition alternative, en la présentant comme tout simplement suicidaire. Autant vous dire qu'ils ne se privent donc pas de nous prédire l'apocalypse au cas où un Etat membre déciderait de faire cavalier seul. À entendre ces prophètes de malheur qui égrènent un chapelet de catastrophes épouvantables si nous revenions au franc, on se demande comment la France a pu survivre avant l'euro. À les écouter déclamer leurs mantras, des pays comme la Suède, la Norvège ou la Suisse qui ont conservé leur devise nationale devraient aujourd'hui se retrouver au rang du Zimbabwe. La plupart des éditorialistes et des experts, conditionnés par le système bancaire et spéculatif qui les nourrit grassement, devisent pour nous dire que sans l'euro la crise serait pire. Cet argument cataclysmique est tout aussi imparable qu'il est invérifiable. Et, à défaut d'être convaincant, il a le grand avantage de clore tout débat.

Cela dit, la méthode Coué n'a jamais fait une politique et ce que défendent ces gens-là, c'est d'abord l'intérêt d'une toute petite catégorie de nos compatriotes qui ont effectivement profité de la mondialisation dont l'euro a été l'instrument. Toutefois, les marchés qui ont acquis leur autonomie continueront à n'en faire qu'à leur tête, quelles que soient les incantations des europhiles. Faut-il attendre qu'un maillon faible de la zone euro annonce qu'il est incapable de rembourser ses dettes ? Nos banques y laisseront une partie de leurs créances qui, bien entendu, sera alors prise en charge par les finances publiques, selon une habitude bien ancrée. Alors la sortie de l'euro pourrait bien se faire en catastrophe sans que l'on nous demande notre avis. 

Si le charismatique Hervé Morin, qui nous présentait ses voeux en direct de sa cuisine devant un batterie de casseroles où mijotait sa tambouille politicienne, n'a guère fait allusion aux problèmes de l'euro, le président de la République, lui, y a consacré une grande partie de son allocution en se fendant d'une inhabituelle mise en garde contre les "irresponsables" qui prônent la sortie de l'euro. Indice, sans doute, de la panique qui saisit le Fouquet's, il répondait ainsi, comme l'a noté un article du Monde du 3 décembre, de manière subliminale aux idées avancées par Marine Le Pen. Mais qu'a donc dit le président en rétorquant point par point aux propositions de la future présidente du Front National sur l'euro, le protectionnisme, et la sécurité ?

Sur la monnaie unique, d'abord, il déclarait : "Ne croyez pas, mes chers compatriotes ceux qui proposent que nous sortions de l'euro. L'isolement de la France serait une folie. La fin de l'euro serait la fin de l'Europe". L'euro est ainsi devenu l'horizon indépassable de la construction européenne. La différence entre l'Irlande plombée par son appartenance à la zone euro et l'Islande qui n'en fait pas partie, semble infirmer le catastrophisme présidentiel (Polémia - Islande qui rit, Irlande qui pleure ).

 - Sur le protectionnisme, le président qui se targue de défendre une Europe qui protège assurait : "j'ai toujours milité pour la préférence communautaire, et je me suis toujours battu pour la protection de notre industrie". Pieux mensonge. Cela fait belle lurette que dans le cadre européen, la préférence communautaire est renvoyée aux oubliettes d'un archaïsme dont l'Europe ne veut plus entendre parler. Tous les commissaires sont contre. Et même si Éric Besson, ministre de l'industrie, déclare dans Le Monde du 6 janvier : "L'Europe doit introduire le protectionnisme industriel..." ce sont les gouvernements UMP (et PS) qui depuis 20 ans ont verrouillé la question en signant de multiples accords instaurant le libre-échange le plus débridé, le dernier en date étant l'emblématique traité de Lisbonne. Résultat : depuis 25 ans la France, victime de dumping social, est la proie d'une désindustrialisation galopante (Tout sur la Chine: Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l'euro survive à 2011 »)

 - Enfin, sur la sécurité, M. Sarkozy dit vouloir protéger les Français "de la violence chaque jour plus brutale de la part de délinquants multi-réitérants en ouvrant nos tribunaux correctionnels aux jurés populaires. Ainsi c'est le peuple qui pourra donner son avis sur la sévérité de la réponse à apporter à des comportements qui provoquent l'exaspération du pays". Hélas, on aimerait bien le croire mais avec une politique d'entrée laxiste sur le territoire, 18000 gendarmes et policiers de moins, et une explosion continuelle des violences aux personnes, il est bien difficile d'accorder du crédit à ce qui apparaît une nouvelle fois comme une promesse en l'air. D'autant que le coût d'une éventuelle réforme de la justice correctionnelle obligera les velléités présidentielles à en rabattre. Il suffit de songer qu'il y a chaque année 600 000 procès de cet ordre en France. Par temps d'économies budgétaires est-ce bien sérieux ?

Le véritable "populisme" ne consiste pas à proposer des mesures démagogiques, mais à réduire le fossé qui sépare le peuple de ses représentants. Reste l'exaspération du pays. Elle risque bien de s'aggraver !

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