10.12.2010
Le temps qui court...
Le billet de Patrick Parment
Comme me l’avouait un de mes amis, si les footballeurs se mettent à penser, c’est qu’on est franchement mal barré. Reste que les propos d’Eric Cantona, dans leur naïveté, ne manquent pas de bon sens. Si tout le monde retire son fric des banques, le système s’écroule. Sauf que la réalité est tout autre, évidemment. D’abord parce que les banques refuseront de vous rendre votre argent en liquide au-delà d’une certaine somme. Mais, si Cantona a fait le « buzz » comme l’on dit sur le Net, c’est bien que les gens ne sont pas dupes. Les banques, que l’on a renfloué avec l’argent du peuple, n’ont pas arrêté pour autant de nous arnaquer. Les paradis fiscaux sont toujours des paradis et les Américains trafiquent leur dollar comme d’habitude via la planche à billets !
Y a que les Européens pour être couillons ! Les spéculateurs à la Soros, continuent d’attaquer l’euro pays par pays et ramassent des fortunes au passage (vive la spéculation). La leçon à en tirer est toujours la même – et Dieu sait si nous cessons de la tirer – tant que nous resterons dans le giron de la finance mondiale, c’est-à-dire dans la logique du capitalisme financier modèle anglo-saxon, auquel adhèrent tous les cloportes bruxellois, on hibernera dans la mouise.
Je rêve d’un grand espace Europe/Russie tirant un bras d’honneur aux Ricains et aux Chinetoques.
L’Europe a mal à l’âme. Les peuples sont comme les hommes. C’est le moral qui fait que tout va bien ou tout va mal. Depuis 1945 la France et l’Europe n’ont plus aucune perspective, plus du tout d’idée du monde à mettre en acte. Alors l’Europe s’ennuie. Elle tombe de surcroît dans la société de consommation qui renforce l’individualisme et la course au soi-disant bonheur. Ca tape sec au moral. On ne fait plus de gosses et on devient masochiste avec des réflexes de petit Blanc frileux. Démocratie et décadence, nous le savons maintenant, marchent de concert.
L’Europe a le moral à zéro, elle se laisse aller et les zozos qui nous gouvernent ne sont jamais qu’à la hauteur de cet immense désarroi.
Un choc émotionnel est nécessaire. Mais lequel ?
10:56 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







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