25.01.2012

Samedi 11 février, à Paris, conférence de Synthèse nationale sur l'évolution de la Droite nationale entre 1968 et 2012 : VENEZ NOMBREUX !

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16.01.2012

HIER FACE AU COMMUNISME, AUJOURD'HUI FACE A L'EUROPE DE BRUXELLES : L'EXEMPLAIRE HONGRIE !

Un drapeau européen brûlé: l'image est plus que séduisante. Deux députés patriotes du parti Jobbik ont mis le feu au symbole de la dictature Européenne hier à Budapest.

Partout en Europe : le réveil des Peuples...

26.12.2011

ECOUTEZ CARL LANG !

22.12.2011

Quitter l'Union Européenne, abandonner l'euro : la preuve par la Norvège !

Par Yves Darchicourt

La Norvège vient de proposer au Fonds Monétaire International un prêt de 55 milliards de couronnes (7,1 milliards d'euros) pour apporter sa "modeste" contribution au renflouement des caisses de l'organisme et participer à la remise en ordre de l'économie internationale, notamment celle de l'Europe qui absorbe la plus grosse partie de ses exportations.

"Il ne s'agit pas là d'un cadeau, il s'agit d'un placement " a pu se permettre de plaisanter le premier ministre norvégien, fort de la stabilité et de la vigueur économique de son pays qui a eu la sagesse de ne pas faire partie de l'Union Européenne et de ne pas sacrifier sa monnaie sur l'autel de l'euro. Quatre autres pays, certes membres de l'UE mais non pas de la zone euro - Suède, Dannemark, Pologne et Tchéquie - sont en mesure et se sont engagés eux-aussi à consentir des prêts bi-latéraux au FMI.

Tandis que la zone euro s'enfonce dans le chaos et le marasme, les pays européens "monétairement" indépendants parviennent à tirer leur épingle du jeu dans le contexte actuel de crise financière internationale. Un preuve supplémentaire, si besoin était, qu'il importe au plus vite pour la France de quitter le désastreux bidule eurocratique, d'abandonner l'euro et de revenir au franc.

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02.12.2011

Eurocratie : toujours plus de pouvoirs en matière d'immigration extra-européenne...

2715210054.jpgPar Yves Darchicourt

Selon L'Europe en France (*), la commission européenne vient d'adopter deux propositions législatives soutenues par la très mondialiste Cécilia Malmström (commissaire chargée des affaires intérieures) et visant à réformer le Code Schengen dans le sens d'une gouvernance plus forte de l'Union Européenne.

Selon ces propositions présentées comme "permettant de préserver l'avenir de Schengen", les Etats membres - qui jusqu'alors pouvaient rétablir le contrôle à leurs frontières en cas de "menace grave pour l'ordre public ou la sécurité intérieure" - pourront rétablir un contôle frontalier dans deux nouvelles situations :

- en cas d'évènements prévisibles et temporaires comme des sommets politiques ou des manifestations sportives mais avec l'autorisation préalable de Bruxelles,

- en cas d'urgence comme des attentats terroristes et l'afflux d'immigrés mais pour 5 jours seulement, au-delà un gouvernement national devra obtenir l'aval de la Commission et soumettre sa décision à la validation des autres Etats membres à la majorité qualifiée.

Ce qui revient à dire que des eurofédérastes pourront bloquer la possibilité pour une Nation de contrôler durablement ses frontières afin de se protéger des invasions migratoires exotiques. Une raison supplémentaire pour envoyer l'eurocratie au diable ! 

(*) la lettre de la représentation en France de la commission européenne n°36 (novembre 2011).  

30.11.2011

Synthèse nationale n°25 : abonnez-vous donc !

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Mondialisation, démondialisation : les enjeux…

L'Editorial de Roland Hélie : Evitons les pièges du Système…

Patrick Parment :La problématique autour d’une victoire annoncée du sieur François Hollande…

● Bernard Bres : Dossier mondialisation, démondialisation, les enjeux…

● Un grand entretien avec Pierre Hillard, universitaire sur la démondialisation…

● Pieter Kerstens : Des nouvelles de l’Oncle Sam…

● Arnaud Raffard de Brienne : Chassons les voleurs du pouvoir…

● Lionel Baland : L’énigme Otto Rösch et la tache brune du SPO...

Jean-Claude Rolinat : France Allemagne : la Sarre, une pomme de discorde oubliée…

● Robert Spieler : Pourquoi la 5e journée de Synthèse nationale a failli ne pas avoir lieu…

● Yves Darchicourt : Histoires et légendes d’Europe, le royaume du Prêtre Jean…

● L’Union de la Droite Nationale est née…

● Francis Bergeron : Hergé réhabilité par Spielberg

● Les rubriques de Philippe Randa, Luc Barbulesco,  Patrick Gofman, Pieter Kerstens, Jean-Paul Chayrigues de Olmetta…

 

Le numéro 25 (130 pages) : 12,00 €

Abonnement simple : 50,00 €

Abnt de soutien : 100,00 €

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Vous pouvez aussi commander la revue par internet : en bas de la colonne de droite du blog de Synthèse nationale cliquez ici .

 

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19.10.2011

Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, invité par le Libre Journal du Parti de la France...

04.10.2011

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Synthèse nationale n°24 (septembre octobre 2011) :

Vers l'union de la Droite nationale... l'éditorial de Roland Hélie

Un grand entretien avec Carl Lang, candidat à l'élection présidentielle.

Marc Noé : Tordre le cou au politiquement correct...

L'actualité vue par Patrick Parment...

Marc Rousset : Le tribunal de l'histoire ne reconnait que les vainqueurs...

Gérard Pince : Le coût de l'immigration en provenance du Tiers Monde...

Arnaud Raffard de Brienne : La désinformation autour du recruttement dans la Fonction publique...

Jean-Claude Rolinat : Nous avons changé parce que le monde a bougé...

Lionel Baland : un entretien avec Gabor Vona, le président du Jobbik (Parti nationaliste hongrois).

Francis Bergeron : Maurice Bardèche, chroniqueur de l'Europe désintégrée d'après guerre...

Deux entretiens exhumés : Maurice Bardèche et Antonio de Oliveira Salazar...

Les pages du Marquis... par Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

Des articles de Philippe Randa, Robert Spieler, Yves Darchicourt, Pieter Kerstens...

Un article sur Oswald Spengler et un hommage à François-Georges Dreyfus...

Parution : vendredi prochain, 128 pages, 12,00 €

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Synthèse nationale :

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Abonnement (6 numéros) : 50,00 € (soutien 100,00 €)

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Synthèse nationale

116, rue de Charenton 75012 Paris (correspondance seulement)

12.09.2011

TOUS A PARIS, LE 11 NOVEMBRE :

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31.08.2011

Europe de Bruxelles vue par les Suissesses...

19.06.2011

Nathalie Kokiuszko-Morizet s'embrouille avec l'euro...

15.06.2011

Témoignage/résistance : de notre ami Pierre-Hervé Castay, agriculteur en Charente...

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Comme tous les autres agriculteurs de Charente, j'ai été invité à la réunion "spécial sécheresse" organisée par la République aujourd'hui à La Rochefoucauld.

Rien n'étant mentionné sur le carton d'invitation, je suis venu,un peu en retard il est vrai (mais le courrier nous est parvenu lundi, soit 48h avant la réunion, ce qui laissait fort peu de temps pour s'organiser) muni de mon carton d'invitation, ma carte d'identité et croyant que nous étions en démocratie, ... la pancarte ci-dessous.

À une cinquantaine de mètres de l'entrée de la salle omnisport, la gendarmerie m'a arrêté, demandé ma carte d'identité et mon carton d'invitation, puis proposé soit de rejoindre la salle en laissant sur place ma pancarte, soit de repartir d'où j'étais venu...

Ce que je fis, restant quelques minutes en bordure de la route principale traversant La Rochefoucauld.
En France aujourd'hui, une pancarte avec des slogans est considérée comme facteur de trouble à l'ordre public.

Ce n'est pas ce que d'aucuns appellent la dictature ?

14.06.2011

Lundi 27 juin : grande réunion de Synthèse nationale à Paris...

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Entretien entre Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, et Franck Abed.

03.04.2011

Samedi 9 avril, à Paris : le procès du regroupement familial...

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1976 : il y a 35 ans, le Système instaurait

le regroupement familial…

2011 : faisons le procès du Système !

 

Samedi 9 avril 2011

De 15 h 00 à 18 h 00

 

Centre de conférences

8 bis, rue de la Fontaine au Roi 75011 Paris

Métro République ou Goncourt

 

Avec :

 

Véronique Bouzou,

enseignante, auteur de "Ces profs qu'on assassine",

Annick Martin,

vice présidente du MNR,

André Gandillon,

Président des Amis de Rivarol, directeur de Militant,

Pierre Vial,

membre du Bureau national de la NDP

et Président de Terre et peuple,

Carl Lang,

Président du Parti de la France,

Robert Spieler,

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire,

Roland Hélie,

diecteur de Synthèse nationale.

 

Participation : 10,00 € (étudiants et chômeurs : 5,00 €)

 

Stands associations, presse, librairies...

 

Tact à dupliquer et à diffuser : cliquez ici

 
 

05.02.2011

Samedi 12 février, de 15 à 18 h, à Paris (Espace Dubail - 18, passage Dubail Xème) : REUNION PUBLIQUE DE SYNTHESE NATIONALE...

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16.01.2011

Sur vos calpins :

Samedi 12 février 2011

de 15 h 00 à 18 h 00 - à Paris

Grande réunion publique

de Synthèse nationale

Retenez tous cette date, on en reparle...

13.01.2011

Identité nationale : nos racines…

3700870026.jpgpar Marc Noé

 

Article publié dans le 

hors-série numéro 3 de Synthèse nationale

(cliquez ici)

 

"La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France de métissage".

 

Tout le monde le sait désormais : ces propos parfaitement idiots sont d'Éric Besson, malencontreusement Ministre de l'Identité Nationale.

 

Ce genre de propos stupide tient à la mode du "politiquement correct" qui voudrait nous faire croire que, depuis la nuit des temps, la France -la Gaule ou la Grande Celtie- a toujours ressemblé à un terrain vague sur lequel tout le monde pouvait aller et venir à sa guise. Rien n'est plus faux : notre Territoire, quel que soit le nom qu'il a historiquement porté, n'a jamais été un lieu de libre passage ou une "terre d'accueil" sur laquelle n'importe qui pouvait pénétrer comme dans un moulin. Même dans les temps les plus reculés et comme partout ailleurs, les Familles, les Clans, les Tribus ont toujours jalousement défendu leurs Territoires. Rien que les luttes sanglantes inter gauloises témoignent de cette réalité. En fait, cette notion de "terre d'accueil" relève aujourd'hui d'une simple affirmation idéologique et politique qui ne repose sur aucune donnée historique.

 

A cet égard, et n'en déplaise à Monsieur Besson l'Histoire de France vient encore à la rescousse en montrant que la population française est restée quasi-inchangée, stable et homogène de la chute de l'Empire Romain jusqu'à la moitié du XXème siècle. Ça aussi, c'est un fait, malheureusement ignoré du Ministre !

 

Naissance de la France

 

Au Vème siècle, à la chute de l'Empire romain, la population de la Gaule, plus étendue que la France actuelle, est évaluée à environ 8 millions d'habitants. La présence romaine n'ayant jamais été une colonisation de peuplement et nonobstant quelques foyers urbains comme Marseille, cette population dite "gallo-romaine" est à cette époque presque exclusivement gauloise -celte sur le plan ethnique- et très proche de ses voisins -cousins- germains (certains historiens englobent d'ailleurs les Germains dans la grande famille Celte). La Loi de Valentinien Ier (370) interdit par ailleurs le métissage : "Aucun provincial, quel que soit son rang ou son pays, ne doit s’unir à une épouse barbare. Aucune provinciale ne doit s’unir à un gentil (soldat germanique). Si de telles unions se nouent entre provinciaux et gentils, la peine de mort fera expier ce qu’il y a là de suspect et de dangereux" (cf. Code théodosien, III, 1, 4, 1). La romanisation ne concerne donc que l'aspect politique, législatif et organisationnel de la société. Pas la composition ethnique. Et encore, cette romanisation structurelle ne concerne que les centres urbains car, malgré le développement du christianisme, les campagnes conserveront encore longtemps leurs mœurs celtiques et païennes, c'est-à-dire profondément polythéistes. Notons également l'implantation d'une petite communauté juive de quelques centaines de personnes dans la région de Lyon (Lugdunum = la ville du dieu Lug) depuis la conquête de César.

 

Par comparaison, la population totale de l'Empire d'Occident est alors évaluée à 26-27 millions d'habitants ([Grande-]Bretagne ; Gaule ; Espagne ; Afrique du Nord ; Italie et Illyrie).

 

Si elle connait à ce moment quelques soucis démographiques (50% de décès avant 20 ans, mortalité moyenne entre 22 et 27 ans, 18% atteignent 80 ans), la Gaule demeure cependant la partie la plus peuplée de l'Empire de l'Ouest, bien que de manière très disparate, très inégale.

 

Arrive alors le moment des "grandes invasions germaniques" qui ne modifieront pas non plus la base celtique principale de la Gaule. Les chiffres, forcément approximatifs mais fiables dans leurs proportions, parlent d'eux-mêmes : 100 000 Wisigoths dont 20 000 guerriers s'installent en Aquitaine; à peu près autant en Narbonnaise; 80 000 Burgondes dont 15 000 guerriers en Savoie; 100 000 Francs dont 20 000 guerriers dans l'actuelle Belgique; 100 000 Ostrogoths dont 20 000 guerriers dans le sud-est de la Gaule; 15 000 Alains dont 3 000 guerriers dans l'Orléanais. Les 80 000 Vandales, eux, ne font que "passer" pour aller franchir le Détroit de Gibraltar et envahir l'Afrique du Nord. Des "vestiges" de Vandales se retrouvent notamment dans certaines populations Kabyles (blonds aux yeux clairs). Au total, l'implantation germanique en Gaule peut donc être évaluée à environ 400 000 personnes (500 000 tout au plus) dont 100 000 guerriers. Il faut ici remarquer que ces migrations ne concernent qu'une partie des populations dont de nombreux éléments demeurent néanmoins en territoires germaniques : ce n'est donc pas la totalité de tous ces Peuples qui migre des forêts germaniques vers les contrées celtiques. Le cas des Huns, estimés à 500 000 personnes, dont 50 000 guerriers, n'eut par contre aucune influence sur le peuplement de la Gaule puisque ces 50 000 guerriers n'y firent qu'un tour de piste et furent rapidement refoulés sans avoir fait souche (1).

 

Ainsi, ce que nous avons appelé pendant très longtemps "grandes invasions" n'a en réalité constitué qu'un apport germanique d'environ 5 à 7% par rapport à la population gauloise d'origine. C'est la coïncidence spectaculaire de la chute de l'Empire et de ce flux migratoire avec son cortège de combats, de pillages et de massacres qui a donné son retentissement à l'évènement. Par la suite, les dynasties d'ascendance germanique ayant pris progressivement le contrôle étatique des territoires gaulois, c'est précisément de cette fraction de 5-7% qu'émergera plus tard l'essentiel de la noblesse française. Le même phénomène s'observe d'ailleurs en (Grande) Bretagne avec la colonisation des territoires celtes par les Anglo-saxons (Angles et Saxons = tribus germaniques).

 

Avec la concomitance de la chute de l'Empire romain d'Occident et de l'apport germanique, avec l'avènement des Mérovingiens puis des Carolingiens et, finalement, des Capétiens, l'Histoire de France prenait son envol. Elle allait traverser les âges et les régimes politiques pour se perpétrer jusqu'à nos jours après avoir enraciné le Peuple Français sur la terre de ses Aïeux.

 

C'est au cours de ces siècles que s'est lentement forgée l'identité nationale française.

 

Le fondement ancestral de la Nation française

 

Dans cet esprit, ce n'est donc pas du racisme que de constater que le fondement ancestral de la Nation Française repose ainsi sur une triple base latino-germano-celte qualifiée ici par ordre d'importance numérique croissante en termes de population originelle. Et encore faut-il y inclure un léger apport nordique depuis le Traité de Saint-Clair-sur-Epte (2), en 911, lorsque le Roi de France, Charles III le Simple, autorisa les Vikings de Rollon (plusieurs milliers de guerriers avec leurs familles) à s'installer en Normandie en échange de leur allégeance. La base largement indo-européenne est par conséquent toujours évidente.

 

Bien sûr, au fil des siècles, il y eut, comme partout, certaines "interpénétrations" à la marge et sur le plan européen. Mais l'ensemble de ces cas ne peut être qualifié de "phénomène migratoire" en raison même de sa très faible importance. Encore une fois, la France n'a jamais été un champ de foire que tout le monde pouvait traverser n'importe comment : ce n'était pas encore la France d'aujourd'hui ! Les guerres fratricides européennes elles-mêmes n'ont jamais engendré, entre les États, de vastes mouvements de populations susceptibles de modifier l'homogénéité des Peuples. Les États celtes sont restés principalement celtes, les États germaniques sont restés principalement germaniques, les États slaves sont restés principalement slaves, etc... et chacun sait que de nombreux conflits avaient, comme de nos jours, une origine ethnique.

 

Par la suite, plus près de nous, à partir de la fin de la Première Guerre Mondiale, la France connut alors, non pas des vagues d'immigration car le terme serait trop fort en regard du phénomène sans commune mesure avec les fameuses "Grandes Invasions" du Vème Siècle, mais un certain nombre d'apports allogènes d'origine européenne et d'importances variables (Russes, Italiens, Polonais, Espagnols, Portugais...). Tous de cultures, de religions, de traditions, de mœurs et d'ethnies très proches de celle de notre Peuple. N'oublions pas ici que bon nombre de ces migrants possédaient eux-mêmes des racines celtes et germaniques depuis les Grandes Invasions : Celtes, Ostrogoths et Lombards pour les Italiens, Celtes et Wisigoths pour les Espagnols et les Portugais. Précisons encore que la présence musulmane en Ibérie (sauf dans le Nord), n'avait jamais constitué une colonisation de peuplement mais une occupation militaire avec soumission au régime féodal, c'est-à-dire allégeance des seigneurs wisigoths à leurs suzerains musulmans.

 

Des années 1920 à 1960, les éléments allogènes extra-européens n'étant encore que purement occasionnels et très marginaux, la Nation Française continua néanmoins d'être stable et homogène en raison de la similitude des populations européennes concernées et de leur désir d'assimilation. Similitude, assimilation... deux termes indissociables en ce domaine. A titre d'exemple, de nos jours, un jeune dont les Ancêtres Russes sont venus en France pour fuir la révolution bolchévique des années 20 se sent et est parfaitement Français : sa Famille a fait souche. L'expression n'est pas qu'une image. Évidemment, lorsqu'on parle d'assimilation, cela sous-entend souvent une rupture, une transformation, une mutation : on abandonne ses "anciens habits", on se dilue, on se fond... on s'identifie à la Patrie et à la Nation qui accueillent. Dans certains cas, cela peut constituer un déchirement. C'est vrai. Mais l'amalgame, l'alchimie, sont à ce prix.

 

Au final, c'est aux descendants de toutes ces personnes-là qu’Éric Besson refuse maintenant l'appellation de "Français de souche". Encore un bel exemple d'ignorance ou de malhonnêteté intellectuelle. À moins que ce ne soit là que pure couardise !

 

Aujourd'hui encore, et même en tenant compte des migrants européens du XXème Siècle, la population européenne française demeure donc toujours fondamentalement latino-germano-celte, l'élément slave venant compléter cette construction indo-européenne. Par comparaison, prenons l'exemple des Belges Wallons qui, entre eux, continuent de s'appeler "Ménapiens", du nom de la tribu gauloise qui régnait sur leur région il y a vingt siècles ! Et que dire également de ces Galiciens Espagnols, de ces Bretons Français, de ces Gallois et Écossais Britanniques, de ces Irlandais et de bien d'autres en Europe qui, tous, manifestent leur attachement à leurs racines celtiques (cf. le Festival Inter Celtique de Lorient).

 

Le Peuple français n’est pas un Peuple latin

 

Actuellement, ne faisant référence qu'à la langue parlée et écrite, le Peuple Français est qualifié de "latin" sous prétexte que notre langue a été fortement façonnée par celle de nos occupants romains. C'est oublier que le premier texte considéré comme étant l'acte de naissance de notre langue est le Traité de Verdun (3). Cet acte fut signé en 843 par les trois petits-fils de Charlemagne (Charles, Lothaire et Louis) qui se partagèrent alors l'empire carolingien de leur grand-père. De là découlent beaucoup de problèmes récurrents en Europe occidentale... mais c'est une autre histoire. Ce traité fut donc rédigé en "roman", mélange de latin et de tudesque (vieil haut allemand pour les Francs). Dès lors, l'Histoire officielle n'aura de cesse de privilégier le côté "latin" en occultant totalement le caractère tudesque et en ignorant délibérément les milliers de mots courants directement issus du Gaulois qui composent encore notre vocabulaire (4). Et que dire également des nombreux termes de marine carrément dérivés du vocabulaire viking (5) ? Là aussi, avec le choix délibéré du latinisme, le problème était déjà politique car, en tant que "fille ainée de l'église", la France se devait d'accréditer son côté latin au détriment de sa propre identité celte. Pour mettre en lumière cette évidence, posons-nous la question autrement : les Gabonais qui parlent Français sont-ils un Peuple latin ?... et les Sénégalais alors ?... Point n'est besoin ici d'une plus longue démonstration : une langue, si elle participe de l'identité d'un Peuple, n'en est pas forcément le fondement même. Le Peuple Français reste toujours très majoritairement celtique et, de toute manière, indo-européen. Ce n'est pas le matraquage des reportages sur le supposé "bien vivre ensemble" dans le quartier de la Goutte d'Or ou autres lieux montrés en "exemples" qui changeront cette réalité.

 

L’identité d’un peuple, ce n’est pas son système politique

 

Sur un autre plan, et contrairement à ce voudrait aussi faire croire les tenants de la pensée unique et du "politiquement correct", ce n'est pas non plus un quelconque régime politique -fut-il monarchique, impérial, consulaire, républicain, démocrate, libéral, socialiste ou autre- qui fait l'identité profonde d'un Peuple, mais bien l'ensemble des gens qui le composent, avec leurs us et coutumes, leurs traditions, leurs croyances, leur Histoire, leurs Ancêtres... En Afrique de l'est, ce ne sont pas les régimes politiques du Kénya ou de la Tanzanie qui ont déterminé l'identité des Massaïs venus du Soudan au XVème siècle. En Afrique australe, ce ne sont pas les régimes d'apartheid -l'ancien ou le nouveau- qui ont défini l'identité particulière des Zoulous. Nul ne songerait à confondre l'identité unique de ces Peuples avec les régimes politiques auxquels ils sont aujourd'hui soumis. Ce sont les Peuples qui produisent leur culture et non l'inverse.

 

De la même manière, personne n'oserait prétendre que c'est le marxisme qui a forgé "l'âme slave" au motif que le communisme a régné durant 70 ans sur l'Union Soviétique. Naturellement non. C'est bien au contraire "l'âme slave" qui a su survivre au totalitarisme communiste. Ce n'est pas la même chose.

 

Il en va de même pour les Peuples d'Occident. Leur identité profonde ne se fonde nullement sur le système politique qui les régit aujourd'hui. L'Histoire montre heureusement que certains systèmes préservent davantage cette identité que d'autres. Chapeautés par les institutions européistes, les systèmes que nous subissons aujourd'hui, en France et en Europe, n'en font à l'évidence pas partie.

 

Pour sa part, la France a été bâtie par une quarantaine de Rois, un Consulat, deux Empires et cinq Républiques sans que son identité en ait été modifiée. Preuve que l'identité d'un Peuple ne saurait se confondre avec un système politique quel qu'il soit et, à fortiori, avec une Droite ou une Gauche. Pour faire une comparaison simpliste, nous pourrions simplement dire que nos cartes d'identité ne font pas état de nos opinions politiques mais bien de nos particularités physiques. C'est donc bien en premier par le physique qu'on reconnait quelqu'un, qu'on l'identifie. Et cela ne présume pas, bien sûr, de la valeur de la personne.

 

Avant de faire de la politique, ceux qui prétendent occuper les plus hauts degrés de l'État feraient donc bien d'apprendre, de comprendre et d'aimer l'Histoire du Peuple qu'ils sont sensés représenter : bien des âneries leur seraient ainsi évitées !

 

À une époque de mondialisation effrénée où tous les Peuples sont en quête de leur identité (exemple encore des populations noires revendiquant avec fierté et à juste titre leurs racines africaines), il n'y a donc aucune raison que ce droit soit refusé à notre Nation. Nul Peuple n'a à rougir de ses racines. Nous, nous ne rougissons pas des nôtres !... N'est-ce pas, Monsieur le Ministre ?

 

L’équilibre identitaire aujourd’hui menacé

 

Aujourd'hui, à l'instar des autres pays européens, la France se trouve confrontée à un phénomène de migration de peuplement sans précédent avec l'arrivée massive et incontrôlée de populations en provenance d'Afrique essentiellement et très majoritairement musulmane.

 

Contrairement à ce qui s'est toujours passé en Occident, ces populations, à quelques rares exceptions près, ne souhaitent ni s'intégrer ni se conformer aux Lois, règles et mœurs de la "terre d'accueil". Il n'y a vraiment que le personnel politique pour y croire ou faire semblant d'y croire. Partout à travers la France, mais aussi dans toute l'Europe, ce ne sont que revendications, essentiellement religieuses, pour adapter nos propres manières de vivre à celles des nouveaux arrivants : menus spéciaux dans les cantines, suppression des arbres de Noël, demandes de congés pour fêtes religieuses, port du voile, adaptation législative à la charia au profit de la finance islamique... nous connaissons tous la longue litanie de ce genre de doléances. Tout se passe comme si c'était au Peuple qui reçoit de se conformer aux habitudes des nouveaux venus. De la part de ces derniers, et toujours à de rares exceptions près, il s'agit de reproduire et d'imposer les modes de vie qui ont cours dans leurs pays d'origine. C'est tout le contraire de l'assimilation... ou alors, c'est de l'assimilation en sens inverse ! Dans les faits, c'est de la colonisation.

 

Une seule solution : le retour au pays

 

Toujours à de rares exceptions, l'assimilation de ces populations allogènes n'est aujourd'hui plus possible du fait de leur importance numérique et de leur volonté de conserver leur identité. A cela, il faut encore ajouter le rejet largement majoritaire dont elles font désormais l'objet de la part de la population de souche. Que cela plaise ou non, c'est un fait et il faudra bien trouver une solution à ce problème vital. Depuis plusieurs décennies, les gouvernements, non seulement français mais aussi européens, ont refusé de regarder les choses en face. Pour certains hommes "politiques", l'immigration était même regardée comme "une chance pour la France". On voit le résultats de pareilles sottises : ce que nos Ancêtres ont mis des siècles à bâtir est en train de se déliter sous nos yeux. Pire : des parlementaires complètement inconscients ont réussi à concocter un fatras inextricables de Lois (Loi Pleven, Loi Gayssot...) qui nous interdisent toute forme de réaction sous peine de poursuites. Ces lois sont purement suicidaires et devront disparaitre un jour ou l'autre mais, en attendant, le mal perdure et la France s'écroule, ravagée par des bandes de sauvages. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, que diront dans 50 ans nos enfants et nos petits-enfants : "Papa, Papy, comment vous avez pu laisser faire ça ?"

 

Alors, que faut-il faire ?

 

La solution est pourtant évidente et le XXème siècle regorge d’exemples de "remigrations" y compris en Europe où des populations installées dans des territoires depuis parfois plusieurs dizaines de générations sont retournées à leurs terres d'origine : Grecs (1,2 million de Grecs établis en Asie mineure depuis l’Antiquité expulsés vers la Grèce par le gouvernement nationaliste turc de Mustapha Kemal en 1923) ; Finlandais (400.000 Finlandais expulsés de Carélie soviétique en 1945) ; Allemands (13 millions chassés d’Europe centrale et orientale en 1945 qui ont trouvé refuge en RFA, RDA et Autriche ) ; Français (1 million de "Pieds-Noirs" rapatriés en France en 1962). Plus près de nous, les migrations ou "remigrations" dans les Balkans témoignent encore d'un phénomène courant dans l'Histoire mondiale.

 

Le retour au pays (le RAP !) est donc bien possible... alors qu'on ne nous dise pas qu'on ne peut plus rien faire car plus le temps passe et plus le remède sera douloureux pour tout le monde.

 

Évidemment, tous ces retours au pays ne se sont jamais faits de bonne grâce et dans la joie. Certes. Il se sont effectués dans des périodes de crise, de tension et souvent à l'issue de luttes armées. Mais ne rêvons pas : pensons-nous réellement que les choses se dérouleront autrement en France et dans le restant de l'Europe ? Croyons-nous vraiment que les choses se passeront en douceur et que toutes ces populations quitteront nos territoires avec le sourire et la fleur aux dents ? Imaginons-nous un seul instant que tous ces imams replieront minarets et mosquées en nous disant gentiment "au revoir et à la prochaine" ? Bien sûr que non ! Tout le monde sent bien que nous sommes au bord de l'implosion et de la guerre civile. Il serait temps de redescendre sur terre et de regarder la réalité en face. Les choses ne se feront pas toutes seules. Il y aura forcément des pleurs et des grincements de dents... mais à qui la faute, si ce n'est à tous ces politicards de Droite comme de Gauche qui nous auront conduits dans le mur ! D'ailleurs, là aussi, ne nous leurrons pas : ces mêmes politicards sont et seront les premiers à "stigmatiser" toute velléité de résistance ou de défense des populations de souche. Tant pis pour eux : ils auront choisi leur camp et l'Histoire se fera sans eux, contre eux et contre leur Lois. Lorsqu'il s'agit de survie, le légalisme a ses limites.

 

Et après tout, Napoléon Bonaparte ne disait-il pas : « Celui qui sauve une Nation ne viole aucune Loi » ?

 

 

Notes

 

(1) Pour ces chiffres, se reporter notamment aux études de Victor de Vita et de Erich Zöllner.

 

(2) Au début du Xe siècle, la violence des raids normands commence à s'essouffler : un peu partout, des fortifications et des châteaux empêchent les envahisseurs de se déplacer à leur guise. Aussi beaucoup d'entre eux aspirent-ils à se sédentariser. En 911, à la suite d'une expédition malheureuse contre Sens, suivie d'une défaite sous les murs de Chartres, le chef de bande Rollon entame des pourparlers avec le roi Charles le Simple. Ceux-ci aboutissent à un traité conclu à Saint-Clair-sur-Epte à la fin de l'année 911. L'ensemble de l'affaire est connu par une unique source: le chroniqueur du XIe siècle Dudon de Saint-Quentin, très favorable aux ducs de Normandie, ses maîtres. D'après lui, Rollon reçoit en toute propriété les territoires avoisinant la basse Seine, ainsi que le droit de ravager la Bretagne. En outre, le roi accepte de lui donner en mariage sa fille Gisèle. De son côté, Rollon veut bien prêter hommage au roi mais dans des circonstances telles que, d'après Dudon, le souverain en est ridiculisé. Rollon promet de se faire baptiser et s'engage à interdire l'entrée de la Seine aux autres Normands.

 

(3) Ce traité de partage reconnaît à Louis le Germanique la possession de la Bavière, accrue de tous les pays allemands sur la rive droite de l'Aar et du Rhin (à l'exception de la Frise), et des évêchés de Mayence, de Spire et de Worms, sur la rive gauche du Rhin. Charles le Chauve reçoit les pays de langue romane à l'Ouest de l'Escaut, de l'Argonne, de la Saône et des Cévennes, plus le comté de Châlons, sur la rive gauche de la Saône, et moins les régions du Lyonnais, du Viennois, du Vivarais et de l'Uzège, situées sur la rive droite du Rhône et qui reviennent à Lothaire. Celui-ci reçoit le reste de l'Empire, de la mer du Nord au golfe de Tarente, avec les deux capitales Aix-la-Chapelle et Rome, et le titre impérial. Confirmé à Yütz (844), puis à Meerssen (847 et 851), le traité de Verdun donnait naissance à trois grands États (France, Germanie, Italie) et réduisait l'empire d'Occident à une fiction politique.

 

(4) Lexilogos : http://www.lexilogos.com/gaulois_langue_dictionnaires.htm

 

(5) Mots de vieux norrois dans la langue normande : http://www.viking.no/f/france/norman_on_words.htm

 

Biographie

 

• Histoire de France, Henri Martin

• Histoire de la persécution vandale en Afrique, Victor de Vita

• Histoire de l'Autriche des origines à nos jours, Erich Zöllner

• Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César

• Clovis, Michel Rouche

 

 

Présentation de l’auteur

 

Marc Noé est ancien Maire et ancien Conseiller général RPR de Seine-et-Marne. Il anime aujourd’hui le site patriote et anti-islamique Le Gaulois.

 

www.legaulois.info

L'agenda européen oublie toutes les fêtes chrétiennes...

01-eglise-village.jpgUn agenda conçu pour promouvoir l'Europe et ses institutions auprès des lycéens sème la discorde. Après la Pologne et l'Italie, la France s'est officiellement émue de l'omission de toute référence chrétienne dans ce manuel pédagogique, alors que des fêtes juives, hindoues, sikhes et musulmanes sont évoquées.

«Cet oubli est l'illustration d'une Europe qui n'assume pas ses racines chrétiennes et, ce faisant, se renie, a déploré mercredi le ministre chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez. On ne doit pas avoir honte de l'Europe des clochers, qui est constitutive de notre identité. Rien n'obligeait à évoquer les fêtes religieuses. Si on choisit de le faire, alors faisons-le jusqu'au bout.»

L'agenda, édité depuis sept ans par la Commission européenne, a été distribué à 3,2 millions d'exemplaires à travers l'Europe (dont 320 000 environ en France). «Ce support pédagogique est envoyé aux établissements scolaires et aux professeurs qui en font la demande», précise-t-on à la Commission.

En bas de page, des notes accompagnent les lycéens tout au long de l'année scolaire 2010-2011 en soulignant certaines dates clés : Journée internationale de la femme le 8 mars, Saint-Valentin le 14 février, Halloween le 31 octobre, Fête de l'Europe le 9 mai… L'année est aussi ponctuée de devinettes et de citations. Le ramadan apparaît en septembre et la fête des lumières, célébrée par les sikhs et les hindous, le 5 novembre. Au 24 décembre figure une mention étonnante : «Le premier sapin de Noël public a été “érigé” sur la place centrale de Tallinn (capitale de l'Estonie) en 1441.» Dans la version française du manuel, Pâques, Pentecôte et Ascension ne sont pas citées […] 

«Oublier Noël, c'est prendre le risque de se mettre à dos des centaines de millions de Chrétiens, et d'aggraver l'euroscepticisme ambiant» , analyse Johanna Touzel, porte-parole de la Commission des épiscopats de la communauté européenne, regrettant que cet épisode s'inscrive dans une tendance plus générale. «Les cartes de vœux aussi éludent de nos jours toute référence à Noël», déplore-t-elle.

Au-delà, ce sont les choix pédagogiques de la Commission qui sont remis en question. «Dans cet agenda, on parle finalement peu de l'Europe, a ainsi déploré mercredi Laurent Wauquiez. On parle de Gandhi, de l'introduction de la tomate au Pérou ou de l'Antarctique. N'a-t-on pas une culture, une histoire, des souvenirs communs suffisamment forts à mettre en valeur ? Il va falloir y réfléchir

(source : Le Figaro 13/01/11)

11.01.2011

Euro, la machine infernale...

Par Coclès

La Droite strasbourgeoise (cliquez ici)

Il y a ceux qui nous promettaient hier la prospérité grâce à la naissance de l'euro : forte croissance, compétitivité accrue, baisse du chômage et amélioration du niveau de vie. Ils avaient trouvé l'arme absolue pour affronter la mondialisation. Mais il faut bien se rendre à l'évidence. En dix ans de monnaie unique la zone euro a enregistré la plus faible croissance du monde, nous avons perdu une large partie de notre compétitivité et notre niveau de vie ne s'est maintenu qu'au prix d'emprunts massifs auprès des marchés qui ont acquis un véritable pouvoir discrétionnaire sur notre avenir. Le bilan est sans appel. Le total de la dette française c'est 100 000 euros par famille et un avenir politique suspendu au chantage des agences de rating. Et l'on continue d'abonder dans les délices de la facilité puisque Mme Lagarde prévoit en 2011 d'emprunter officiellement 190 milliards supplémentaires ! Autant dire qu'on s'enfonce de jour en jour.

Face à l'Allemagne qui apparaît comme la seule gagnante dans cette histoire, certains comme l'économiste Jacques Sapir (lié au Front de Gauche) proposent tout simplement de sortir de l'euro. Si possible en organisant notre retrait et en harmonisant notre position avec celles de nos partenaires européens (Marianne, janvier 2011). Autre solution, celle, hardie, proposée par Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre ("La France est -elle finie ?" Fayard) qui à partir d'une méditation sur notre destin collectif montre en quoi notre ralliement unanime à l'Europe de Bruxelles a signifié notre livraison à l'idéologie néo-libérale et à l'ubris qu'elle suppose, nous livrant sans défense au brigandage spéculatif. L'ancien ministre ne propose pas tant de sortir de l'euro que d'investir la cabine de pilotage et de lui donner une toute autre signification, protectrice celle-là. Il y a également les propositions de Roland Hureaux (L’aveuglement européen | Valeurs Actuelles ) analyste modéré de la réalité centralisée et non démocratique de la bureaucratie européenne qui s'apparente de plus en plus à une oppression et réduit le pouvoir politique à n'être qu'une instance d'acquiescement.

Quoi qu'il en soit l'euro, inauguralement mal conçu, ressemble de plus en plus à une cage de fer dont on pourra sortir, non en pratiquant l'acharnement thérapeutique qui consiste à mettre les Européens en compétition les uns contre les autres, mais en se décidant à réguler notre commerce extérieur. Mais pour cela, il faudrait se résoudre à fermer certaines vannes et actionner les leviers monétaires d'un protectionnisme économique à l'échelle continentale. Rivé au dogme libre-échangiste de ses élites, l'Union européenne n'en prend malheureusement pas le chemin.

Les oligarques européens se comportent majoritairnement en véritables forcenés qui, retranchés dans leur Fort Chabrol bruxellois, tirent à vue sur la moindre proposition alternative, en la présentant comme tout simplement suicidaire. Autant vous dire qu'ils ne se privent donc pas de nous prédire l'apocalypse au cas où un Etat membre déciderait de faire cavalier seul. À entendre ces prophètes de malheur qui égrènent un chapelet de catastrophes épouvantables si nous revenions au franc, on se demande comment la France a pu survivre avant l'euro. À les écouter déclamer leurs mantras, des pays comme la Suède, la Norvège ou la Suisse qui ont conservé leur devise nationale devraient aujourd'hui se retrouver au rang du Zimbabwe. La plupart des éditorialistes et des experts, conditionnés par le système bancaire et spéculatif qui les nourrit grassement, devisent pour nous dire que sans l'euro la crise serait pire. Cet argument cataclysmique est tout aussi imparable qu'il est invérifiable. Et, à défaut d'être convaincant, il a le grand avantage de clore tout débat.

Cela dit, la méthode Coué n'a jamais fait une politique et ce que défendent ces gens-là, c'est d'abord l'intérêt d'une toute petite catégorie de nos compatriotes qui ont effectivement profité de la mondialisation dont l'euro a été l'instrument. Toutefois, les marchés qui ont acquis leur autonomie continueront à n'en faire qu'à leur tête, quelles que soient les incantations des europhiles. Faut-il attendre qu'un maillon faible de la zone euro annonce qu'il est incapable de rembourser ses dettes ? Nos banques y laisseront une partie de leurs créances qui, bien entendu, sera alors prise en charge par les finances publiques, selon une habitude bien ancrée. Alors la sortie de l'euro pourrait bien se faire en catastrophe sans que l'on nous demande notre avis. 

Si le charismatique Hervé Morin, qui nous présentait ses voeux en direct de sa cuisine devant un batterie de casseroles où mijotait sa tambouille politicienne, n'a guère fait allusion aux problèmes de l'euro, le président de la République, lui, y a consacré une grande partie de son allocution en se fendant d'une inhabituelle mise en garde contre les "irresponsables" qui prônent la sortie de l'euro. Indice, sans doute, de la panique qui saisit le Fouquet's, il répondait ainsi, comme l'a noté un article du Monde du 3 décembre, de manière subliminale aux idées avancées par Marine Le Pen. Mais qu'a donc dit le président en rétorquant point par point aux propositions de la future présidente du Front National sur l'euro, le protectionnisme, et la sécurité ?

Sur la monnaie unique, d'abord, il déclarait : "Ne croyez pas, mes chers compatriotes ceux qui proposent que nous sortions de l'euro. L'isolement de la France serait une folie. La fin de l'euro serait la fin de l'Europe". L'euro est ainsi devenu l'horizon indépassable de la construction européenne. La différence entre l'Irlande plombée par son appartenance à la zone euro et l'Islande qui n'en fait pas partie, semble infirmer le catastrophisme présidentiel (Polémia - Islande qui rit, Irlande qui pleure ).

 - Sur le protectionnisme, le président qui se targue de défendre une Europe qui protège assurait : "j'ai toujours milité pour la préférence communautaire, et je me suis toujours battu pour la protection de notre industrie". Pieux mensonge. Cela fait belle lurette que dans le cadre européen, la préférence communautaire est renvoyée aux oubliettes d'un archaïsme dont l'Europe ne veut plus entendre parler. Tous les commissaires sont contre. Et même si Éric Besson, ministre de l'industrie, déclare dans Le Monde du 6 janvier : "L'Europe doit introduire le protectionnisme industriel..." ce sont les gouvernements UMP (et PS) qui depuis 20 ans ont verrouillé la question en signant de multiples accords instaurant le libre-échange le plus débridé, le dernier en date étant l'emblématique traité de Lisbonne. Résultat : depuis 25 ans la France, victime de dumping social, est la proie d'une désindustrialisation galopante (Tout sur la Chine: Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l'euro survive à 2011 »)

 - Enfin, sur la sécurité, M. Sarkozy dit vouloir protéger les Français "de la violence chaque jour plus brutale de la part de délinquants multi-réitérants en ouvrant nos tribunaux correctionnels aux jurés populaires. Ainsi c'est le peuple qui pourra donner son avis sur la sévérité de la réponse à apporter à des comportements qui provoquent l'exaspération du pays". Hélas, on aimerait bien le croire mais avec une politique d'entrée laxiste sur le territoire, 18000 gendarmes et policiers de moins, et une explosion continuelle des violences aux personnes, il est bien difficile d'accorder du crédit à ce qui apparaît une nouvelle fois comme une promesse en l'air. D'autant que le coût d'une éventuelle réforme de la justice correctionnelle obligera les velléités présidentielles à en rabattre. Il suffit de songer qu'il y a chaque année 600 000 procès de cet ordre en France. Par temps d'économies budgétaires est-ce bien sérieux ?

Le véritable "populisme" ne consiste pas à proposer des mesures démagogiques, mais à réduire le fossé qui sépare le peuple de ses représentants. Reste l'exaspération du pays. Elle risque bien de s'aggraver !

28.12.2010

Revue de presse : Franc-Euro, enquête sur la hausse des prix...

Source Nice matin

via Altermedia

 

Alors que l'euro entre dans sa dixième année, Nice-Matin compare les prix avant et après l'arrivée de la nouvelle monnaie. Tickets en main, la facture est bel et bien salée.

 

Après l’or noir, voici venu le temps de l’or vert ! Il n’y en a en effet pas besoin de creuser bien profond pour faire fortune... Ou plomber le panier de la ménagère, question de point de vue. Au palmarès des plus fortes hausses de prix, la laitue mérite une mention spéciale au « business book ». Elle coûtait en 2000 un peu moins de 5 F la pièce (4,95 F soit 0,75 €). On la trouve aujourd’hui à 2,30 € sur les étals des supermarchés. Plus de 200 % d’augmentation ! Minimum. Car à la mode du bio, ceux qui optent pour un produit labélisé devront débourser plus cher encore.

Le frais a le don de refroidir toutes les ardeurs consuméristes. pour preuve le plus basic des légumes, la pomme de terre, voit aussi son prix s’envoler. Le filet de
2,5 kg de patates à frire est passé de 12,50 F (1,91 €) 3,75 €. Fois deux ! Parmentier risque de se retourner dans sa tombe. Dire que la pomme de terre avait été introduite en Europe au XVIe siècle pour lutter contre la famine.

Si les carottes rendent aimables, leur prix a de quoi laisser amer. Le kilo est passé de
3,50 F (0,53 €) à 0,90 € : + 69,81 % en 10 ans.
Et les produits de base n’échappent pas à la règle. Exemple : le sucre en morceau. Le paquet d’1kg est passé de
8 F (1,23 €) à 1,60 €, soit une augmentation de 30 %.

Le litre de lait estampillé d’une marque bien connue coûtait
5,05 F. il vaut aujourd’hui 1,23 € : + 59,74 %.

La plaquette de beurre doux (sauf son prix) est passée de
9,30 F (1,42 euro) à 2,15 €. Soit une augmentation de 51,41 %.

Se nourrir au camembert !

La boîte de six gros œufs risque même de plumer définitivement la ménagère. Son prix a augmenté de 60,31 %. Il est passé de
8,60 F (1,31 €) à 2,10..

Et ne comptez pas mettre de l’huile dans ces rouages financiers, le litre de tournesol est passé de
10,50 F en 2000 à 3,05 € en 2010. A ce compte-là c’est le porte-monnaie qui est pressé à froid ! On se dit alors qu’il va falloir se résoudre à éliminer du chariot le superflu. Sauf que, surprise, l’accessoire est parfois meilleur marché que l’essentiel. Exemple : les quatre tranches de jambon blanc n’ont vu leur prix augmenter que de 14,01 % (de 13,58 F à 2,36 €). Donc les lardons ne doivent pas être issus du même cochon. Car le prix de la barquette de 250 gr a progressé de 130,34 % ! Passant de 4,40 F à 1,55 €.

De même les quatre crèmes vanille subissent moins l’inflation (+22,30 %) que les 16 yaourts natures (+40,85 %).

Quand le pot de 370 gr de confiture de fraises progresse de 51,96 %, celui de la pâte à tartiner au chocolat double (100,85 %).

Pour échapper à l’inflation il ne reste plus qu’une solution : se nourrir exclusivement de camembert ! Son prix stagne.
2,60 F (1,49 €) en 2000 et 1,51 € aujourd’hui. A moins que l’on se limite au pain (frais) et à l’eau. Mais la baguette est passée de 2,60 F en supermarché à 0,70 €. Soit 75 % d’augmentation.

Quant au litre d’Évian il progresse de 38,3 %, et celui du Coca « que » de 23,08 %.

Nous avons comparé des produits de même marque vendus au sein d’une même enseigne commerciale et dans des quantités équivalentes.

18.12.2010

La Commission européenne sort un agenda sans Noël mais avec des fêtes juives, musulmanes, hindoues, sikhs…

Commission-europeenne-300x200.jpgLa Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires qui ne contient aucune référence à Noël, mais qui comprend la mention de fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes.

La page du 25 décembre est vide et en bas, figure ce message: « Un véritable ami est quelqu’un qui partage vos préoccupations et votre joie ». Difficile de faire plus « religieusement » correct !

Le calendrier comprend les fêtes musulmanes, hindoues, sikhs, juives. Entre autres… Sans oublier la Journée de l’Europe et d’autres dates clefs de l’Union européenne. Aucune fête chrétienne n’est signalée alors que le christianisme est la religion la plupart des Européens. Johanna Touzel, porte-parole de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) a jugé la sortie de cet agenda « incroyable ». Un porte-parole de la Commission a parlé de « bourde ». Il a précisé que les prochaines éditions de cet agenda ne mentionneraient plus aucune fête religieuse… Plutôt tout retirer que parler du Noël des chrétiens !

Source L'Observatoire de de la christophobie : cliquez ici

10.12.2010

Yann Sarfati (opération Bankrun2010 Cantona) : “S’il faut être nationaliste, soyons-le !”

Source F Desouche : cliquez ici

Bankrun 2010.com : cliquez là

Le temps qui court...

Le billet de Patrick Parment

Comme me l’avouait un de mes amis, si les footballeurs se mettent à penser, c’est qu’on est franchement mal barré. Reste que les propos d’Eric Cantona, dans leur naïveté, ne manquent pas de bon sens. Si tout le monde retire son fric des banques, le système s’écroule. Sauf que la réalité est tout autre, évidemment. D’abord parce que les banques refuseront de vous rendre votre argent en liquide au-delà d’une certaine somme. Mais, si Cantona a fait le « buzz » comme l’on dit sur le Net, c’est bien que les gens ne sont pas dupes. Les banques, que l’on a renfloué avec l’argent du peuple, n’ont pas arrêté pour autant de nous arnaquer. Les paradis fiscaux sont toujours des paradis et les Américains trafiquent leur dollar comme d’habitude via la planche à billets !

Y a que les Européens pour être couillons ! Les spéculateurs à la Soros, continuent d’attaquer l’euro pays par pays et ramassent des fortunes au passage (vive la spéculation). La leçon à en tirer est toujours la même – et Dieu sait si nous cessons de la tirer – tant que nous resterons dans le giron de la finance mondiale, c’est-à-dire dans la logique du capitalisme financier modèle anglo-saxon, auquel adhèrent tous les cloportes bruxellois, on hibernera dans la mouise.

Je rêve d’un grand espace Europe/Russie tirant un bras d’honneur aux Ricains et aux Chinetoques.

L’Europe a mal à l’âme. Les peuples sont comme les hommes. C’est le moral qui fait que tout va bien ou tout va mal. Depuis 1945 la France et l’Europe n’ont plus aucune perspective, plus du tout d’idée du monde à mettre en acte. Alors l’Europe s’ennuie. Elle tombe de surcroît dans la société de consommation qui renforce l’individualisme et la course au soi-disant bonheur. Ca tape sec au moral. On ne fait plus de gosses et on devient masochiste avec des réflexes de petit Blanc frileux. Démocratie et décadence, nous le savons maintenant, marchent de concert.

L’Europe a le moral à zéro, elle se laisse aller et les zozos qui nous gouvernent ne sont jamais qu’à la hauteur de cet immense désarroi. 

Un choc émotionnel est nécessaire. Mais lequel ?

28.11.2010

Revue de presse : La zone euro aux mains des spéculateurs...

images.jpgLa crise des monnaies européennes n’est pas terminée. La difficulté est d’enrayer la contagion, voulue par les spéculateurs, qui s’attaquent maintenant au Portugal et à l’Espagne…

 

Ça commence toujours de la même manière. Le matin, le Premier ministre exclut « absolument » toute intervention extérieure, assurant que son pays s’en sortira tout seul, avant d’accepter l’intervention de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). Et le soir, il est à la table des négociations. Vendredi, ils étaient deux dans le rôle de ceux qui n’ont besoin de personne : José Luis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol et José Socrates, son homologue portugais.

 

Pourquoi ce jeu de dominos ?

 

L’inquiétude est contagieuse. Les Etats ne sont pas différents des ménages. Confiants, ils financent l’avenir en empruntant et comptent sur la croissance économique pour rembourser. Quand la croissance manque, la confiance s’en va. Pour l’Irlande, la confiance s’est envolée avec la croissance (5 % par an entre 2000 et 2007). La récession dure depuis trois ans maintenant et fait craindre le pire. Un investisseur analyse la situation, conclut à un risque de défaillance et le premier domino tombe… Si un domino tombe, la question se pose pour les autres. Hier, l’alerte se portait sur le Portugal et sur l’Espagne. A Lisbonne, comme à Madrid, on assurait qu’il n’y avait pas de souci, qu’on allait s’en sortir tout seul… Une attaque de l’Espagne poserait un problème d’une tout autre ampleur : plus que la Grèce, l’Irlande et le Portugal réunis. Avec elle, on entrerait dans la cour des grands d’Europe avec l’Italie, le Royaume-Uni ou… la France.

 

Pourquoi refuser l’aide avant de l’accepter ?

 

Question de standing et de souveraineté. Pour ne pas apparaître comme un nécessiteux. La honte qui tombe sur le gouvernement annonce des élections difficiles à l’avenir. Et puis accepter l’aide c’est accepter les contreparties. Il faut en général réformer, non plus sous l’œil de Moscou, mais sous le regard attentif de Bruxelles (UE) et de Washington (FMI). Adieu la souveraineté.

 

Pourquoi l’Euro baisse-t-il ?

 

La valeur d’une monnaie reflète la confiance que l’on a en elle. Elle s’apprécie quand les investisseurs estiment qu’elle va s’orienter à la hausse et, inversement, elles se déprécient quand on craint qu’elle perde sa valeur. En ce moment, le fonctionnement de la zone euro inquiète, l’euro ne semble plus être la meilleure manière de se protéger contre une perte de valeur de ses économies. On préfère vendre. D’autres vont faire pareil… Jusqu’à ce que la confiance revienne.

 

Quel est le prix de la défiance ?

 

Un état qui emprunte à dix ans paye, exactement comme un ménage, un taux d’intérêt qui reflète la confiance que lui accordent les investisseurs. Si la Suisse veut emprunter actuellement elle doit accorder un taux d’intérêt de 1,5 %. L’Allemagne doit accepter de payer un taux de 2,7 %, la France de 3,13 % et le Royaume-Uni de 3,34 %. Mais quand l’Irlande emprunte, elle doit payer 9 % et la Grèce 12 %. Des taux usuraires, ingérables à moyen terme. Là encore la mécanique est la même que pour les particuliers : on ne prête qu’aux riches.

 

 Pourquoi est-ce la curée ?

 

Chaque jour un Etat se présente sur les marchés financiers pour trouver des moyens de financer ces dépenses. Il échange des obligations, ce que l’on appelait les emprunts d’Etat, contre des liquidités. Quand la peur de voir un Etat fait défaut se profile, plus personne ne vient acheter des titres qui n’inspire plus confiance. Quand la crainte se propage il faut intervenir rapidement pour retrouver du crédit. Alors on appelle l’UE et le FMI.

 

 Qui sont les « investisseurs » ?

 

Ce sont les gestionnaires de fonds, c’est-à-dire les grandes banques de la planète, qui gèrent l’épargne collectée auprès des entreprises, dont la trésorerie est positive, celle des pays qui engrangent des réserves de devises ou les particuliers. Le premier investisseur est aujourd’hui la Chine, qui dispose de 2.000 milliards d’euros pour intervenir ou bon lui semble, mais pas à n’importe quel prix. Personne, ni les banques, ni les pays, ni les particuliers, n’a envie de perdre sa mise. D’où un taux d’intérêt qui augmente quand la confiance dans le pays diminue.

 

Comment agissent les spéculateurs ?

 

Ils se focalisent sur un pays réputé fragile, prennent des positions financières à la baisse, suscitent des rumeurs et des articles de presse alarmistes (en particulier dans les journaux économiques britanniques et allemands, considérés les plus crédibles) et rachètent les obligations d’Etat dès qu’elles ont assez baissé. Comme tout se passe a crédit, ils peuvent gagner des milliards. Mais aussi les perdre, si leurs manipulations échouent.

 

Pourquoi la Suisse ne sera jamais attaquée ?

 

La Confédération helvétique a tout pour rassurer : un excédent budgétaire en 2009 de 1,8 milliard d’euros, une dette qui représente 45 % du PIB, un taux d’épargne des ménages de 13 %. Alors que même l’Allemagne peut avoir du mal à placer ses emprunts. Jeudi, Berlin n’est pas parvenu trouver preneur pour 6 milliards d’obligations à dix ans, le compteur s’est arrêté à 4,8 milliards dont 20 % ont été placés auprès de la Bundesbank. C’est un signe de défiance qui peut expliquer que la chancelière Angela Merkel se soit montrée soudainement plus confiante que jamais dans l’avenir de la zone euro, au moins dans ses déclarations.

 

 A quoi servent le Fonds européen et le FMI ?

 

Cette mécanique implacable qui veut que l’on parvienne à se financer en fonction de la confiance que l’on inspire explique la mise en place du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui se substitue aux Etats défaillants. Cela revient à aller chercher son père ou sa mère pour être caution d’un emprunt ou pour obtenir la location d’un appartement. Mis en place en juillet, il peut lever 440 milliards d’euros avec un taux d’intérêt proche des meilleurs.

 

Un pays peut-il faire faillite ?

 

Oui et non. Quand un pays renégocie sa dette avec ses créanciers on peut considérer qu’il a fait faillite. Il n’est pas en mesure de faire face à ces engagements immédiats. Dans cette situation, une entreprise dépose son bilan. La liquidation viendra ensuite si aucune solution de relance ne se dessine. Quand l’Irlande doit accepter la caution de l’Europe, on peut considérer qu’elle est en faillite.

 

Philippe Douroux - France Soir 27/11/10

via Le Journal du Chaos

25.11.2010

Revue de presse : L’horrible vérité commence à se faire jour pour les dirigeants européens.

images.jpgL'auteur de cet article est le journaliste britannique Ambrose Evans-Pritchard, qui est reconnu comme un des meilleurs journalistes du Royaume-Uni, - dans le journal Daily Telegraph du 16 novembre - sur la crise irlandaise et européenne.

  

Source cliquez ici

 

C’est désormais le projet européen en entier qui risque de se désintégrer, avec des conséquences stratégiques et économiques qui sont très difficiles à prévoir.

 

Dans un discours prononcé ce matin, le président de l’Union européenne Hermann Van Rompuy (par ailleurs poète et versificateur en japonais et en latin) a mis en garde : si les dirigeants européens ne traitent pas correctement la crise actuelle et laissent la zone euro se fracturer, ils détruiront l’Union européenne elle-même.

« Nous sommes dans une crise de survie. Nous devons tous travailler ensemble pour faire survivre la zone euro, parce que si nous n’arrivons pas à faire survivre la zone euro, nous n’arriverons pas non plus à faire survivre l’Union européenne » a-t-il lancé.

Bien, bien. Quoi qu’il s’agisse d’un thème on ne peut plus familier aux lecteurs du Daily Telegraph, cela n’en fait pas moins un choc que d’entendre une telle confession, après toutes ces années, dans la bouche même du président de l’Europe.

Il admet que le pari d’avoir lancé une monnaie prématurée et dysfonctionnelle, ne disposant ni d’un Trésor centralisé, ni d’une fusion des dettes nationales, ni d’un gouvernement économique pour la soutenir, - et d’avoir, qui plus est, opéré ce lancement avant que les économies, les systèmes légaux, les pratiques de négociation salariales, la croissance de la productivité, et l’élasticité des économies aux taux d’intérêt, soient parvenus à un degré de convergence suffisant du nord au sud de l’Europe – eh bien ce pari est maintenant susceptible de provoquer un horrible retour de flammes.

Jacques Delors et ses compères fondateurs de l’union économique et monétaire (UEM) avaient pourtant été mis en garde par des économistes de la Commission, au début des années 90, que cette aventure insouciante ne pourrait pas fonctionner et qu’elle mènerait à une crise traumatique. Ils ont écarté les avertissements.

Ils avaient également été prévenus que les unions monétaires n’éliminent nullement les risques : elles ne font que les transformer de risques sur les devises en risques sur les défauts de paiement. C’est pour cette raison qu’il était de la plus haute importance de disposer, dès le début, d’un mécanisme en état de fonctionnement pour résoudre les défauts sur les dettes souveraines ou les coupes obligataires, avec des règles claires pour établir la tarification appropriée à ce type de risque.

Mais non, les maîtres de l’UE n’ont rien voulu entendre. Ils ont considéré qu’il ne pourrait y avoir aucun défaut de paiement, et aucune mesure préparatoire n’a été prise, ni même autorisée, pour traiter une situation pourtant parfaitement prévisible. À leurs yeux, la foi politique seule suffisait.

Les investisseurs qui auraient dû être mieux informés sont tombés directement de plain pied dans le piège, en achetant de la dette souveraine grecque, portugaise et irlandaise à seulement 25-35 points de base au-dessus des Obligations de l’État allemand à 10 ans [Bunds]. Au plus haut du boom, les fonds achetaient des bons espagnols avec un écart d’à peine 4 points de base. Maintenant, nous voyons ce qu’il se produit quand on introduit un tel aléa dans le système, et que vous fermez en outre le thermostat d’alerte.

M. Delors avait raconté à ses collègues que n’importe quelle crise serait une « crise bénéfique », qu’elle permettrait à l’Union européenne de vaincre la résistance au fédéralisme fiscal et d’accumuler ainsi de nouveaux pouvoirs. Le but de l’union économique et monétaire était un but politique et non pas économique, et c’est pourquoi les objections des économistes pouvaient heureusement être passées par pertes et profits. Une fois que le monnaie unique existerait, les États membres de l’Union européenne abandonneraient leur souveraineté nationale pour lui permettre de fonctionner sur la durée. Elle conduirait ainsi inéluctablement au rêve de Jean Monnet d’un véritable État fédéral européen.

Faites donc entrer la crise !

Derrière ce pari, bien sûr, il était fait l’hypothèse que n’importe quelle crise pourrait être contenue à un coût supportable, une fois que les déséquilibres du système « une même taille qui ne convient à personne » typique de l’union monétaire européenne aurait déjà atteint des niveaux catastrophiques, et une fois que les bulles de crédit des pays du sud de l’Europe [baptisés le « Club Med »] et de l’Irlande se seraient effondrées. L’hypothèse était faite aussi que l’Allemagne, les Pays Bas, et la Finlande finiraient - sous l’avalanche des protestations – à se résoudre à payer la facture pour une « Transferunion ». [Union européenne fondée sur le transfert des richesses entre États membres].

Il se pourrait bien que nous soyons amenés à vérifier bientôt si ces deux hypothèses étaient correctes. Loin de lier tous ensemble les pays d’Europe, l’union monétaire mène à l’acrimonie et aux récriminations mutuelles. Nous avons assisté à une première éruption en début d’année, lorsque le vice Premier ministre grec a accusé les Allemands d’avoir volé l’or grec des chambres fortes de sa banque centrale et d’avoir tué 300.000 personnes sous l’Occupation nazie.

La Grèce est maintenant sous protectorat de l’Union européenne, ou plus pudiquement de « Mémorandum » puisque c’est ainsi qu’on l’appelle. Ce qui a donné naissance à des attaques terroristes piqûres d’épingle contre quiconque est lié de près ou de loin aux pouvoirs européens. L’Irlande et le Portugal sont un peu plus loin en arrière sur cette route qui conduit à la servitude mais ils sont déjà confrontés à des politiques dictées directement depuis Bruxelles et ils seront bientôt placés à leur tour sous des protectorats formels, et ce dans tous les cas.

L’Espagne a plus ou moins été forcée de réduire les salaires de la fonction publique de 5% pour se conformer aux exigences de l’Union européenne faites en mai. Tous doivent se plier au programme européen d’austérité, sans pouvoir compter sur le soulagement compensateur d’une dévaluation ou d’une politique monétaire plus accommodante.

Si tout cela continue l’année prochaine, avec un chômage à un niveau record de dépression ou même continuant à grimper encore plus haut, il va commencer à devenir important de s’interroger sur qui a la « propriété » politique sur l’ensemble de ces politiques. Est-ce vraiment le fruit d’un consentement pleinement démocratique ? Ou bien ces souffrances sont-elles imposées par des chefs suprêmes étrangers dans un but purement idéologique ? Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour prévoir les effets de tout cela sur l’entente en Europe.

Mon opinion personnelle est que l’Union européenne est devenue illégitime lorsqu’elle a refusé d’accepter le rejet de la Constitution européenne par les électeurs français et néerlandais en 2005. Il ne peut y avoir aucune justification pour faire revivre ce texte sous l’appellation de traité de Lisbonne et le faire adopter de force par une procédure parlementaire sans référendums, dans ce qui n’était au fond rien d’autre qu’un putsch autoritaire. (Oui, les parlements nationaux ont eux-mêmes été élus – il n’est pas utile de m’adresser des commentaires indignés pour le souligner -; mais quel fut le motif pour que les gouvernements français et néerlandais refusent à leurs propres peuples de revoter dans ce cas précis ? Les chefs élus peuvent aussi violer la démocratie. Il y avait une fois un caporal autrichien… mais n’entrons pas là dedans).

L’Irlande était le seul pays obligé par sa Constitution à organiser un référendum. Quand cet électorat seul a également voté Non, l’Union européenne a de nouveau négligé le résultat et a intimidé l’Irlande pour qu’elle vote une deuxième fois afin d’obtenir le « bon vote ».

C’est le comportement d’une organisation proto-Fasciste. Ainsi, si l’Irlande maintenant - par une ironie de l’histoire et au nom de représailles méritées – enclenche la réaction en chaîne qui va détruire la zone euro et l’Union européenne, il sera difficile de résister à la tentation d’ouvrir une bouteille de whiskey de Connemara de bouteille et de savourer le moment. Mais il faudra résister à cette tentation. Car le cataclysme ne sera pas joli.

Ma pensée personnelle, pour tous ces vieux amis qui travaillent toujours pour les institutions de l’Union européenne, est de savoir ce qui va arriver à leurs euro-retraites si ce qu’annonce M. Van Rompuy est exact.

22.11.2010

L'Europe des banques : le peuple irlandais humilié !

742497118.jpgPar Yves Darchicourt

L'Union Européenne, épaulée par le FMI, va donc sans doute prêter 90 milliards € au secteur bancaire irlandais, c'est à dire finalement à l'Irlande où l'Etat (actionnaire dans nombre d'établissements bancaires et qui a nationalisé l'Anglo-Irisk Bank) s'est imprudemment porté garant des dépôts et de quasiment tous les titres de dettes des banques.

L'Irlande n'est pas en faillite, l'Etat n'y est pas à court de liquidités (à la différence de ce que connaissait la Grèce par exemple) et n'a pas développé de dépenses publiques hors normes, mais le pays est plombé par son engagement auprès de son secteur bancaire lequel s'est lancé avec frénésie dans les prêts immobiliers, octroyant largement et sans contrôle digne de ce nom des prêts qui ne seront jamais remboursés.

Le Gouvernement irlandais aurait pu choisir de laisser les banques non viables faire faillite (les dépôts d'épargnants étant garantis à hauteur de 50 000 €), les imprudences des banquiers n'auraient lésé que leurs actionnaires et leurs créanciers. Il a préféré faire endosser les erreurs des banques par le contribuable irlandais ; il est vrai poussé en cela par l'Union Européenne à la solde des financiers qui craignent que la ruine de banques irlandaises n'entraine des pertes considérables pour les établissements financiers des autres Etats membres (surtout les banques britanniques) qui détiennent des obligations bancaires irlandaises.

Les Irlandais(es) vont donc devoir rembourser 90 milliards € (à 5% d'intérêt) et plus que probablement subir un plan d'autérité draconien parce que leurs dirigeants ont choisi de sauver les banques et leurs actionnaires. Qui plus est, le Peuple irlandais est présenté comme le parent pauvre à qui on fait la charité parce qu'il est incapable de se tirer d'affaire tout seul. 

Ce sont bien les marchés financiers qui ont fait plier le gouvernement irlandais d'abord réticent à toute forme d'aide, ce sont bien les financiers qui mènent l'Union Européenne. Sécession !

Source : cliquez ici

21.11.2010

LA SECESSION NECESSAIRE…

Couv SN n°20 (1).jpgPar Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

 

Editorial du n°20 de la revue Synthèse nationale

 

Lorsque nous présentons notre projet politique, un argument implacable nous est souvent opposé par nos amis sceptiques ou par nos détracteurs sournois : « De toutes façons, ce que vous proposez est peut être bien, mais vous ne pourrez jamais le réaliser car nous sommes liés par les traités européens et nous ne pouvons plus faire ce que nous voulons. » Très vrai Mes Seigneurs, c’est hélas très vrai. Alors, dans ces conditions, à quoi bon essayer de changer les choses si on ne peut plus rien faire…

 

En cinquante ans la France a bradé toute sa liberté d’action et son indépendance au profit d’une Commission bruxelloise qui, aujourd’hui, fait la pluie et le beau temps sur notre continent. Quoique l’on dise, quoique l’on veuille faire, il ya aura toujours une « haute-fonctionnaire », luxembourgeoise ou autre, pour nous remettre dans le droit chemin des directives de l’Union Européenne. En cinquante ans, notre pays a cessé d’être maître de son destin.

 

Regardez le dernier exemple en date. Au cours de l’été dernier, un peu partout en France, la légitime exaspération populaire contre les exactions opérées par les Roms (à l’époque de ma grand-mère, on appelait cela les Romanichels… le terme de « Roms » doit être devenu plus « politiquement correct ») a conduit le gouvernement à prendre quelques timides mesures à l’encontre de ces gens là. Rien de bien méchant rassurez-vous braves gens. Quelques expulsions (accompagnées d’une prime au retour de 300 euros par têtes de pipes, histoire de montrer que l’on est pas si inhumain qu’on veut bien le dire…), quelques démantèlements de campements sauvages, quelques interpellations médiatisées… et il n’en fallait pas plus, pensait-on chez les fins stratèges de l’UMP, pour donner l’impression aux gogos de droite que Sarkozy reprenait en main le combat contre l’immigration.et l’insécurité.

 

Mais c’était bien sous-estimer la capacité de réaction de l’administration tatillonne de l’Union Européenne. A peine les premiers Roms interpellés, les gémissements, puis les hurlements, de la dénommée Viviane Reding, luxembourgeoise de son état et Commissaire européen à la Justice et aux Droits fondamentaux (rien que cela), vinrent remettre le docile Sarko à sa place. Très vite, on oublia les viriles prétentions du mois d’août et les choses rentrèrent dans l’ordre aux yeux de nos bonnes consciences patentées et rassurées.

 

On se plie devant Bruxelles et on incarcère un septuagénaire…

 

Au même moment, dans l’Hérault, un fait-divers tomba à pic pour illustrer l’absurdité de cette situation. René Galinier, un septuagénaire courageux qui avait eu l’outrecuidance de vouloir défendre son bien au moment où sa maison était cambriolée par deux femmes… Roms fut purement et simplement embastillé et on le laissa croupir dans sa cellule jusqu’à la mi-octobre… histoire, dit-on, de le protéger de la colère des familles des deux intruses qu’il avait (très légèrement) blessées.

 

D’un côté, après quelques injonctions d’une obscure fonctionnaire de l’Union Européenne, on baisse les bras face à la criminalité engendrée par la présence de nombreux apatrides sur notre sol, et, de l’autre, on jette en prison un brave Français de 73 ans qui, exaspéré par les vols à répétition dans son pavillon et par l’incapacité des autorités à rétablir l’ordre dans notre pays, se défend comme il peut avec les moyens du bord.  C’est quand même le monde à l’envers…

 

Mais s’il n’y avait que cela… Comme le dit fort justement Pierre Vial dans son éditorial du dernier numéro de la revue Terre et peuple, l’arbre rom ne doit pas cacher la forêt africaine.

 

Rêvons un instant. Imaginons qu’un gouvernement, quel qu’il soit en Europe, décide, inspiré peut-être par la grâce divine ou tout simplement par le bon sens populaire, de stopper l’invasion migratoire qui chaque jour ronge l’identité du peuple qu’il est sensé diriger - jusque là, tout va bien -, ce gouvernement – c’est là où cela se corse – se trouverait immédiatement accusé par la Viviane Reding de service de tout les maux de la terre. Il serait donc, en vertu du carcan bruxellois, obligé de faire marche arrière.

 

Une seule solution : la sécession…

 

Alors, quelle solution si demain nous arrivions aux affaires, nous nationaux, nationalistes et identitaires qui mettons au premier plan de nos préoccupations la défense de l’identité de notre peuple ? Soit nous nous serions obligés de nous plier face aux diktats de l’U.E. et renoncer à nos fondamentaux (ce serait bien mal nous connaître…) soit, carrément, rompre avec Bruxelles, sa pseudo administration tatillonne et ses directives antinationales. Cette rupture salvatrice aurait un nom : ce serait la sécession !

 

Oui, la sécession, n’ayons pas peur du mot car, sans cette sécession, rien ne serait possible. Aucune de nos idées serait applicable, aucune de nos décisions serait admissible aux yeux des supranationaux qui dirigent l’U.E.  Notre action politique serait une perte de temps, car elle se heurterait systématiquement, comme ce fut le cas avec les Roms, à la vindicte de la bienpensance bruxelloise. Nous devons reprendre notre liberté d’action, toutes les nations européennes doivent reprendre leur liberté d’action. Car, entendons-nous bien, si nous préconisons la sécession, ce n’est pas par une quelconque animosité à l’encontre de nos frères européens.

 

Nous pensons que l’Europe doit être, avant tout, une complémentarité de nations qui ont un destin commun. Dans ce monde globalisé qui est celui du XXIème siècle, les nations européennes ont tout intérêt à s’entendre sur l’essentiel si elles veulent continuer à jouer un rôle digne de ce nom dans l’avenir. Et, justement, l’essentiel de cet essentiel, c’est de casser cette Union Européenne caricaturale que des politiciens peu soucieux de leurs peuples ont bâti de bric et de broc depuis plus de cinquante ans.

 

En lançant, au mois de septembre, notre Appel national à la sécession (cliquez ici), nous étions loin de penser que celui-ci aurait un tel écho. Nous avons reçu, à ce jour, des centaines de soutiens venant non seulement des lecteurs de notre revue et des sympathisants de notre combat, mais de bien au-delà. Et nous nous en félicitons. Dans les mois qui viennent, nous allons continuer notre campagne. Nous allons multiplier les actions de propagande et pour cela, nous comptons sur vous tous qui partagez notre souci de voir la France, et l’Europe, redevenir libres de leur destin.

 

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17.11.2010

Un argumentaire pour la campagne en faveur de la sécession : ce numéro hors-série de Synthèse nationale...

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Dans le cadre de la campagne nationale pour la sécession par rapport à l’Europe technocratique de Bruxelles, Synthèse nationale a fait appel aux contributions des premiers signataires de son appel lancé en septembre dernier.

 

20 personnalités de la famille nationale et identitaire, partisanes de l’Europe des nations ou de l’Europe de la puissance, s’expriment dans ce numéro hors-série de Synthèse nationale.

 

Un numéro indispensable pour celles et ceux qui veulent avoir un argumentaire digne de ce nom pour mener le combat…

 

Synthèse nationale hors-série n°3 (hiver 2010), 118 pages, 12,00  (numéro vendu indépendamment de l'abonnement).

 

Vous retrouverez dans ce hors-série des articles de :

 

Franck Abed, écrivain et essayiste, Serge Ayoub, animateur du mouvement solidariste Troisième voie, Louis Castay, collaborateur à Rivarol, Bernard Chalumeau, responsable souverainiste, Jean-Paul Charigues de Olmetta, écrivain, Marie-Paule Darchicourt, ancienne Conseiller régional Nord Pas-de-Calais, Yves Darchicourt, enseignant, Pierre Descaves, ancien député, André Gandillon, directeur de Militant, Jean Haudry, universitaire, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, Pieter Kerstens, chef d’entreprise, Anne Kling, écrivain, Marc Noé, ancien maire et conseiller général RPR de Seine-et-Marne, Patrick Parment, journaliste, Arnaud Raffard de Brienne, essayiste, Jean-Claude Rolinat, élu local et écrivain, Marc Rousset, économiste, Robert Spieler, ancien député et Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, Pierre Vial, historien et Président de Terre et peuple.

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